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Cru, famille et menstrues…

Créé par le 23 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Non classé, Recettes, alimentation

Les lutins sont très attirés par le cru en ce moment !
Ils mangent beaucoup de fruits, quelques fruits secs ou séchés, Mehdi affectionne les smoothies de bananes ou jus de clémentines, et sont davantage portés vers les crudités diverses.

L’autre jour, Olivier, qui est si rarement porté à cuisiner, a même préparé toute une salade pour lui et ses frères.
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Avec un peu de bananes, pour goûter le mélange. Miam !
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Hier, comme j’avais envie de gras, j’ai fait une tarte aux kiwis. Comme j’avais vu une recette sur le blog de Catherine qui avait l’air appétissante, je m’en suis inspirée de mémoire.
J’ai mixé 200g de noix de cajou, 50 g de noix, 6 dattes et une grosse cuillère à soupe de purée de sésame. J’ai étalé une pâte, j’ai mixé une banane pour faire une sauce et j’ai rajouté des tranches de kiwis. J’ai trouvé ça très bon, chum aussi, mais, par contre, les enfants ne sont pas du tout attirés par les gâteaux, crus ou cuits, en ce moment.

Puis j’ai concocté ce petit buffet cru à base de carottes râpées, raisins secs, fenouil râpé, oignons, pommes, chou-fleur, mâche, graines de tournesol…
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J’ai particulièrement aimé le mélange carottes et fenouil et Mehdi, lui, s’est découvert une passion pour les carottes aux graines de tournesol.
Quant aux autres lutins, ils ont tellement aimé que j’ai dû vite râper à nouveau des carottes, couper un oignon, refaire de la sauce, etc. !
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Et le « dessert » pour eux : des galettes que leur papa avait concocté !
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Cela a néanmoins été presque un repas tout cru pour eux et leur père.

Hier, j’ai senti que j’étais en période de menstruations car j’ai justement soudain eu cette envie de manger gras ! Et une faim de loup. Comme le premier jour de mes règles, habituellement… En fait, le processus était donc déjà enclenché, mais sans pertes les premiers temps et très très très peu depuis… Cela dit, je m’en doutais car non seulement j’avais des sensations qui accompagnent d’habitude le saignement, mais en plus nous sommes en période de pleine lune, donc la période « dedans » depuis cet été où, avec le cru, mon cycle s’est réaligné avec la lune.
C’est quelque chose qui m’avait d’ailleurs émerveillée en lisant La fille de Jacob : découvrir que nous sommes a priori programmées pour avoir nos menstruations en même temps (si nous les avons). Que le cycle des femmes peut donc être synchronisé… Et j’avais noté que, dans le roman, il était dit que les femmes les avait moins longtemps que les femmes d’aujourd’hui…
Je pense donc que les menstruations ne sont pas nécessaires, si le corps n’a pas besoin de se libérer de toxines. Le cycle s’accomplit tout de même, et les sensations sont là pour nous rassurer en la matière, mais l’utérus ne saigne pas, tout simplement. J’ai lu que beaucoup de végétaliennes et crudivores, notamment ayant une alimentation peu grasse, pouvaient ne plus avoir de menstruations. Je pense que de toute façon, quand les humains étaient nomades et précaires, les femmes ne pouvaient pas se permettre de perdre tout ce sang que les femmes d’aujourd’hui ont tendance à perdre et qu’un corps féminin n’est donc pas nécessairement programmé pour saigner au moment de l’évacuation de l’endomètre. J’ai d’ailleurs lu que celui-ci était réabsorbé par le corps par diverses espèces animales : est-ce qui se passe avec les femmes qui ne saignent pas ?
Voici quelques articles intéressants sur le sujet : http://againstscience.com/2008/12/31/menstruation-an-amendable-illness-as-the-religions-said/ (pour une – mauvaise – traduction en français : http://translate.google.fr/translate?js=n&prev=_t&hl=fr&ie=UTF-8&layout=2&eotf=1&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fagainstscience.com%2F2008%2F12%2F31%2Fmenstruation-an-amendable-illness-as-the-religions-said%2F)

http://veganbio.typepad.com/veg_anbio/2010/02/cycle-menstruel-et-alimentation-vivante.html
Quoi qu’il en soit, il semble donc que mon corps se dirige par là. La première pensée qui m’est venue à l’esprit est que cela me donnerait l’opportunité de partir à l’aventure de par le monde avec uniquement mes vêtements, si l’envie m’en prenait !
Pour autant, je ne considérais plus le sang comme un ennemi depuis des années et j’avais même appris peu à peu à savoir l’apprivoiser et retenir le flux, au besoin.
Mon corps, lui, j’ai l’impression, s’est senti légèrement stressé de cette nouveauté et j’ai d’ailleurs dû lutter avec une forte attirance pour le gluten ;) Beaucoup de repos et me voici beaucoup moins affamée…

A part cela, nos vacances approchent puisque nous partons dans quelques jours et cela se ressent sur mon envie de créer ou d’entreprendre des activités avec les lutins. D’ailleurs, ceux-ci en demandent très peu, en ce moment. Il n’y a guère qu’Olivier qui a répondu présent et a apprécié notamment monter un marche-pied (y mettre les vis). Alors, comme chaque dimanche en ce mois de janvier, je range un peu… parfois aidée ou seule !

Le passage des 6-7 ans… (III)

Créé par le 07 jan 2011 | Dans : Non classé, Pedagogie

http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/articles-on-aspects-of-waldorf-education/articles-by-donna-simmons/first-grade-readiness.html

Etre prêt pour la première classe
Donna Simmons

Si je comptais le nombre de fois où cette question a été soulevée… Mais cette question est essentielle et, en la comprenant pleinement, on peut arriver à une compréhension plus profonde de la pédagogie Waldorf.
 
Cette dernière est basée sur le travail autour de trois périodes distinctes de l’enfance : 0-7, 7-14 et 14-21 ans (voir http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/waldorf-101.html pour plus de détails). Évidemment, 7 et 14 ans sont des tournants et des questions se posent quant à savoir si un enfant devrait avoir plutôt 6 ou 7 ans avant de débuter la première année – ou 13 ou 14 lors du démarrage de la neuvième année. Si tous les enfants dans l’hémisphère Nord avaient leur anniversaire en Septembre, et donc commençaient la première année le jour de leur sept ans, cette question ne se poserait pas ! Mais… la vie n’est pas ainsi faite.
 
De ce fait, se pose la question de la date sur laquelle se baser. Cela est d’autant beaucoup plus important pour les gens qui envoient leurs enfants à l’école que ceux qui instruisent en famille et qui ont un peu plus de liberté pour décider quand débuter l’instruction, mais, néanmoins, cela reste une question cruciale.

La règle de base pour déterminer quand un enfant devrait commencer en première année, c’est qu’il ou elle devrait avoir connu sept Pâques sur la Terre. Pâques tombe le premier dimanche après la première pleine lune après l’équinoxe de printemps. Si l’on admet que la lune, les étoiles et les planètes ont une incidence sur nos vies, alors on peut saisir que l’influence de cette date dans la vie d’un enfant peut avoir des conséquences importantes.
 
Ainsi, le moment pour entrer en première année ou rester en jardin d’enfant n’est pas arbitraire. Ce qui est arbitraire est de se fier uniquement à des dates telles que le premier juin (ou janvier), comme cela se pratique très souvent dans les écoles.
 
Un enfant devrait avoir 7 ans durant la grande partie de sa première année scolaire. Si son anniversaire est en hiver, il aura donc 6 ans la moitié de l’année, et 7 l’autre moitié. Certains ne veulent pas qu’un enfant aient 8 ans en cours d’année. Cela dit, si un enfant a son anniversaire à la fin du printemps, il ne passera qu’un mois ou deux en tant qu’enfant de 8 ans. Mais il ne faudrait pas qu’un enfant, par exemple, ait 8 ans en décembre ou janvier et ait donc 8 ans pour la moitié de la première année !

Beaucoup de gens – dont dans les écoles Waldorf – se basent sur une variété d’observations et des tests pour déterminer si un enfant est mûr pour débuter la première année ou non, à l’âge de 6 ans. Un problème que j’ai avec cette liste et cette approche est que toute idée de processus est souvent perdue. Oui, les élèves de première année doivent être aptes à certaines activités et avoir certaines compétences. Mais pour la plupart, ils ne leur suffirait que de commencer à être en mesure de les faire et beaucoup ne les maîtriseront pas complètement avant un certain temps.
 
Je constate donc que de telles listes peuvent causer de l’anxiété chez certaines personnes : « Pourquoi mon enfant n’est-il pas en mesure de faire ces choses ? » Tout aussi problématique est la situation où un enfant très jeune, peut-être de moins de 6 ans, peut accomplir toutes ces tâches. Je dirais que, dans une telle situation, l’enfant est habile et avancé – mais pas encore prêt pour la première année.
 
Pourquoi suis-je si conservatrice à ce sujet ? Parce que j’ai travaillé avec des enfants ayant de nombreuses origines, provenant de différentes classes économiques et disposant de différentes habiletés et je vois en l’enfance précipitée le plus grand ennemi d’une enfance heureuse, nourrissante et saine.
C’est aussi simple que cela. Et j’inclus parmi ces enfants aussi ceux des écoles Waldorf qui ont commencé l’école trop tôt.

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles de nombreuses écoles Waldorf choisissent de faire débuter les apprentissages a des enfants d’à peine six ans : la pression des parents, le désir de remplir une classe, la pression du gouvernement local… Une des raisons avancées que j’aie entendu pour justifier l’entrée des enfants à 6 ans est l’exhortation de Steiner de donner des défis aux enfants et de ne jamais simplement leur enseigner au niveau où ils sont, mais toujours légèrement en avance. Mais je crois que cela peut être facilement – et à juste titre – réalisé en respectant la sagesse du programme Waldorf, qui est clairement fondée sur l’âge chronologique.
 
Et, pour beaucoup, cela peut sembler étrange ! Chaque enfant est différent et chaque enfant apprend différemment, dit-on. Oui, absolument ! Mais je voudrais dire catégoriquement que le programme Waldorf répond aux périodes de développement que tous les enfants traversent. Et c’est parce que le programme ne repose pas seulement sur les compétences. Au contraire, le secret de la pédagogie Waldorf réside dans le fait qu’il s’agit d’une éducation de l’âme. Et l’âme de chaque être humain se déplace sur une étape claire de développement. La pédagogie Waldorf répond à cette évolution et rejoint chaque enfant comme si elle marchait le long de son chemin.

Mais revenons à la question de l’âge : pour moi le point fondamental est que le programme de première année est conçu pour parler de ce qui se passe sur le niveau de l’âme à l’enfant de 7 ans. De même la seconde année pour les 8 ans ; la troisième année pour les 9 ans et ainsi de suite.
 
En ce qui concerne les compétences (capacité à multiplier, tricoter un chapeau, lire, faire de la calligraphie, etc.), je dirais que c’est différent. Je suis ici en conflit avec de nombreux autres éducateurs Waldorf qui soulignent la nécessité pour les enfants de maîtriser certaines compétences à certains moments, selon le programme. Mon expérience me dit le contraire. J’aborde ces questions en détail dans Waldorf Curriculum Overview for Homeschoolers et en particulier dans Living Language. Donc, pour moi il y a plus à faire avec le programme en lui-même qui doit refléter clairement le développement de l’âme de l’enfant.

Pour conclure, je voudrais dire deux choses. Tout d’abord, que j’ai de la sympathie pour les parents d’enfants de 6 ans qui s’inquiètent : « Mon enfant veut apprendre !« , disent-ils. Bien sûr, oui. Et c’est très bien. Mais les apprentissages intellectuels ne sont pas nécessairement ce qui est le plus sain à cet âge – pas encore. J’encourage les parents des enfants de 6 ans à penser en termes de programme avancé de jardin d’enfant : plus de défis, une plus grande responsabilité. Des projets manuels qui prennent plusieurs étapes et jours à finir, plus de cuisine, de jardinage et de travail avec de vrais outils, des contes de fées plus élaborés, la responsabilité d’une corvée ou d’un animal de compagnie et des choses comme des puzzles qui peuvent absorber une partie de cette curiosité et du désir d’apprendre, mais d’une manière adaptée à l’âge, de façon à continuer à soutenir la première phase du développement de l’enfant. Pour les enfants qui sont vraiment insatiables, je recommande de commencer à travailler avec des concepts mathématiques – laissez l’écriture et la lecture pour la première année. Les mathématiques sont, après tout, partout, y compris dans le corps de l’enfant (deux mains, dix doigts, etc.) et sont donc beaucoup moins abstraits que l’écriture et la lecture.

http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/articles-on-aspects-of-waldorf-education/first-grade-readiness-help-your-child-by-getting-the-timing-right.html
Entrée en première classe : aidez votre enfant en choisissant le bon moment !
par Benoit Alicia-Clark 


Des études indiquent que les enfants qui démarrent l’école trop tôt peuvent éprouver un certain nombre de difficultés. Les chercheurs James Uphoff et Juin Gilmore ont constaté que les enfants étant entrés en première année âgés de moins de six ans et trois mois ont tendance à avoir plus de difficultés que les enfants plus âgés. Ces jeunes enfants ont tendance à ne pas être à l’aise et cela se ressent sur leurs résultats aux tests. Ils ont tendance à redoubler une année et montrer des signes de troubles d’apprentissage plus fréquents. Les problèmes scolaires de ces enfants durent souvent jusqu’à l’adolescence et l’âge adulte. Les conclusions de Uphoff et Gilmore nous font prendre conscience de la gravité des enjeux lorsque l’on songe à faire entrer un enfant en première classe.

Et Uphoff et Gilmore ne sont pas seuls dans leurs conclusions. Une émission de radio nationale, All Things Considered, a récemment rapporté cette préoccupation croissante à l’échelle nationale :
Le vieil adage dit : « Vous n’êtes jamais trop vieux pour apprendre. » Mais peut-être y aurait-il à dire sur le fait d’être trop jeune… Les spécialistes du développement affirment désormais que trop, trop tôt, ne va pas donner à votre enfant une longueur d’avance, et que de se situer sur la voie rapide peut même faire du mal… L’apprentissage vient naturellement aux enfants et, lorsque les enfants sont prêts à apprendre, vous ne pouvez pas les arrêter. Mais il est question à nouveau de la notion d’ »être prêt », et celle-ci est une affaire individuelle.
Il y a des signes qui peuvent vous indiquer si un enfant est prêt pour la première année. Sur le plan physique, l’enfant de première classe présente des membres qui sont maintenant en proportionnés avec le corps et la tête. Il a perdu sa graisse de bébé et a les traits du visage davantage dessinés. Dans le domaine affectif, alors que le jeune enfant exprimait ses émotions fortes par le biais de crises soudaines, il a à présent des sentiments plus complexes. Un enfant va parler de « préjudices moraux » et être triste. Socialement, l’enfant prêt pour la première classe commence à former des amitiés beaucoup plus profondes qu’auparavant. L’enfant éprouve un sentiment de fidélité pour ses amis et exprime souvent le désir d’être avec eux.
Dans le domaine de la pensée, on peut assister à la naissance de la mémoire libre. Celle-ci est différente de la mémoire d’un enfant de quatre ans. La mémoire de ce dernier est déclenchée par une vision, une odeur ou des paroles. Lorsque la mémoire est libérée de ces facteurs extérieurs, vers l’âge de six ou sept ans, l’enfant peut fouiller à volonté dans sa mémoire et se remémorer ce qu’il désire.
En parallèle, les enfants commencent à développer la capacité de comprendre des concepts symboliques. Richard Cohen a étudié comment les enfants apprennent, dans une étude sur les jardins d’enfants gérée par l’UCLA School of Education: 
 »Les enfants apprennent au travers de leurs expériences. Ils ne sont pas en mesure de penser symboliquement, de la manière dont nous aimerions à penser qu’ils en soient capables. Ainsi, la plupart des enfants de moins de six ou sept ans apprennent mieux par la prise en main et la manipulation concrète d’objets, et par l’expérimentation de choses vécues. Ils ont besoin d’explorer leur monde pendant un long moment avant de pouvoir commencer à lier aux choses des symboles ou des concepts.  »
Un autre changement qui opère dans l’esprit concerne le domaine de l’imagination, qui est différent de la fantaisie. Jouer en faisant appel à la fantaisie nécessite des accessoires. L’imagination nait quand un enfant n’a pas besoin d’objets physiques pour concevoir le jeu dans son esprit. Il se contente de s’asseoir et de jouer avec ce qu’il voit dans sa tête. Les enfants prêts pour la première classe commencent à s’intéresser à l’art du langage et aux mathématiques. Ils aiment jouer avec les mots, faire des rimes ou opérer des changements de mots dans les chansons et les poèmes.
Joan Almon, dans son article, L’éducation pour la pensée créative : l’approche Waldorf, rapporte cette anecdote de l’enfance de la célèbre jardinière d’enfant viennoise, Bronja Zahlingen :
Quand elle était enfant, elle aimait à jouer dans sa chambre à coucher, avec de petits objets, assise près de la fenêtre. Elle créait une scène avec de petites poupées et des maisons et jouait avec eux pendant de longues heures. Elle se souvient qu’un jour, quand elle avait environ six ans, elle inventa une mise une scène comme d’habitude, mais ferma ensuite les yeux et la rejoua de « l’intérieur ». L’imagination était née, et elle fut en mesure de jouer d’une manière nouvelle.
Almon utilise cette histoire pour mettre en évidence la raison essentielle pour laquelle les apprentissages intellectuels ne doivent être introduits que lorsque commence le développement de cette imagination intérieure, et pour démontrer pourquoi l’imagination doit être un pilier central du programme de première classe :
Le développement de l’imagination est une étape essentielle dans le développement de la pensée, mais là où le développement de la fantaisie ne peut pas le conduire, le développement de l’imagination souffre également. Sans imagination, on ne peut pas se représenter un événement historique, un problème mathématique ou les personnages d’un conte. Aborder des sujets académiques sans imagination est au mieux une affaire fade et il n’est pas surprenant que les enfants qui soient scolarisés sans bénéficier d’un accompagnement de l’imagination au niveau des apprentissages de base trouve si peu intéressant le fait d’apprendre. Leur imagination naissante n’est pas alimentée et nourrie. Ceux qui ont été invités à maîtriser certains apprentissages au niveau de la maternelle peuvent connaître des problèmes plus profonds encore, leur imagination peut avoir été étouffée dans l’oeuf. Il semble que les enfants qui apprennent à lire avant l’âge de six ou sept ans perdent leur avance rapidement, car ils perdent leur intérêt pour la lecture et peuvent souffrir de symptômes de mal-être. Cela n’est pas surprenant quand on pense qu’apprendre à lire sans tirer le bénéfice de son imagination – et rendre l’apprentissage vivant – est tellement dommageable. En revanche, selon mon expérience, les enfants qui ont le plus joué en jardin d’enfant et montré une fantaisie très active, ont tendance à devenir des élèves plein d’imagination et avec le plus grand intérêt pour la lecture, dans les classes primaires. Ils ont aussi tendance à être enfants les plus justes et à l’aise dans leurs émotions, tant durant leur enfance que leur adolescence et leur vie d’adulte.
Comme l’enfant prêt pour débuter la première classe quitte le monde de la fantaisie et entre dans le monde de l’imagination, il laisse aussi derrière lui le monde de l’imitation et entre dans le monde de l’autorité. L’enfant se tourne vers l’adulte pour qu’il le guide et le considère comme celui qui « sait ». David Elkind, psychologue et président de l’Association nationale pour l’éducation des jeunes enfants, souligne quelques-unes des implications de cette foi de l’enfant en l’autorité des adultes :
Je pense que nous n’apprécions pas ce fait à sa juste mesure, mais quand on demande à un enfant, disons, de lire ou de faire un travail en mathématiques et qu’il n’est pas prêt à le faire, il se le reproche. Il se dit : voici un adulte, or les adultes savent tout, ils comprennent tout, et s’il me dit de faire cela, alors je devrais être capable de le faire, mais si je n’en suis pas capable, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche en moi. Alors ils se sentent coupables, et si nous les exposons à des expériences d’apprentissage inappropriées à leur âge, alors ils se blâment de ne pas être à la hauteur, ce qui inhibe le processus d’apprentissage ainsi que leur estime de soi et ainsi de suite. C’est donc une période critique en ce qui concerne l’apprentissage de ce que l’enfant va penser de lui-même, de l’école et des apprentissages. Et si nous ne donnons pas aux enfants la possibilité de vraiment réussir, de se sentir bien dans l’environnement d’apprentissage, alors on risque des problèmes à long terme avec l’apprentissage, l’enseignement et l’estime de soi.
On peut aussi parfois se tourner vers les dessins d’enfants afin de voir s’ils sont prêts pour la première classe : les dessins de personnages ont des proportions raisonnables, les maisons tiennent debout et les dessins sont symétriques, ce qui a tendance à indiquer le degré de maturité nécessaire pour la première année. Un autre domaine à examiner est le degré de conscience sexuelle de l’enfant. C’est l’âge où les enfants montrent un intérêt dans l’agencement du corps de chacun.
Joan Almon, dans le livret de l’association des jardins d’enfants Waldorf, Etre prêt pour la première classe et tout ce que cela implique, conclut :
Lorsque tous ces changements sont attentivement considérés, on ressent généralement fortement si l’enfant est prêt pour la première année ou s’il est nécessaire d’attendre une année de plus. Parfois, cependant, la situation est moins claire et, dans de tels cas, je suis d’avis que si l’on n’est pas dans la certitude, il est préférable d’attendre, pour la simple raison que quand un enfant est prêt, c’est une évidence. De temps à autre, cependant, il faut aussi considérer la relation de l’enfant à ses camarades de classe qui vont entrer en première année, ou la relation de l’enfant à l’enseignant de première année. Il peut y avoir de rares exceptions où l’enfant n’est pas tout à fait prêt mais où les circonstances de la vie exigent qu’il serait préférable que l’enfant aille de l’avant …
Dans des pays comme la Scandinavie, où les enfants entrent forcément en première année âgés de sept ans, ce problème ne se pose pas… Lorsque l’âge usuel est de six ans, cependant, la probabilité qu’il ne soit pas prêt est si élevée, et le prix payé par l’enfant si énorme, que l’on doit avoir une vision claire de ce qu’est un enfant prêt aux apprentissages intellectuels afin de prendre la meilleure décision pour l’enfant… En dernière analyse, c’est l’observation attentive de l’enfant qui devrait guider les parents et les enseignants vers la décision à prendre pour cet enfant. On peut espérer que l’ange de l’enfant murmure à notre oreille et que nous écoutions attentivement.
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Alicia Benoit-Clark a enseigné l’éducation spéciale dans les écoles publiques pendant un certain nombre d’années. Elle est à présent jardinière d’enfant (pour les très jeunes) à la Green Mountain Waldorf School et a mis en place son propre groupe de jeu d’inspiration Waldorf à Walden. 

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Tête, cœur, mains : Un Bulletin Waldorf pour les familles est publié gratuitement par la Green Mountain Waldorf School, jardin d’enfant et garderie du Vermont. 
Cet article peut être reproduit librement tant qu’il n’est pas modifié et mentionne le présent avis.

Lanternes et chants de la Saint Martin

Créé par le 09 nov 2010 | Dans : Activites, jeux, Creations, Fetes, Non classé, Table des saisons

Mon blog étant en maintenance hier, voici nos activités de la veille.

Dimanche soir, j’ai fini la « lanterne » en cire d’abeille, en aposant un ange en cire à modeler.
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Hier matin, nous avons fait d’autres lanternes.
Une en collant du papier de soie sur un ballon de baudruche.
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L’autre en collant des feuilles ramassées lors de la promenade du matin, sur un bocal en verre. Ce sera notre lumière pour écouter les contes (l’on en fera une autre à partir de la période de l’Avent).
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Walid aime vraiment l’histoire de la Saint Martin, et aussi écouter la chanson de la Saint Martin du cd de Popin…

Chants pour la Saint Martin :
Trotte, trotte Saint Martin (cd Les chansons Popin)
Trotte, trotte Saint Martin,
Avance et galope sur le grand chemin,
Trotte, trotte Saint Martin,
Avance et galope jusqu’à demain.

Arrête-toi au tournant,
Tu découvriras un très vieux mendiant,
Arrête-toi au tournant,
De te voir il sera tout content.

D’un seul et grand coup d’épée,
Brave Saint Martin a tout partagé,
Son manteau en deux moitiés,
Et l’une au mendiant est venu donner.

Vu sur le forum IEF Steiner :
Je marche avec ma lanterne
Je marche avec ma lanterne
Ma lanterne marche avec moi
Au ciel brillent les étoiles
Et moi je brille ici bas
Tout est fini, rentrons sans bruit
Ladigue, Ladigue, Ladon
Chante le coq
Miaule le chat
Ladigue, ladigue, ladon

Lorsque le train de lumières de St martin démarre, on chante encore :
Voici une mer de lumières
en l’honneur de St Martin
Ladigue, Ladigue, ladon

Chanson de la St Martin
Saint Martin, Saint Martin, Saint Martin
Chevauchait dans le vent et la neige
Son cheval le transportait bien vite,
Il allait dans le froid, le cœur léger,
Enveloppé dans son épais manteau.

Dans la neige, dans la neige,
Dans la neige, était assis un pauvre homme
Qui n’avait pas d’habits, seulement des guenilles.
« Oh, aidez-moi, soulagez ma misère,
Ou le froid amer sera ma mort »

Saint Martin, Saint Martin, Saint Martin
Tira sur la bride de son cheval
Et s’arrêta près du brave homme.
Il prit son épée et trancha
Son épais manteau en deux moitiés.

Saint Martin, Saint Martin, Saint Martin donna la moitié du manteau
Le mendiant voulut vite le remercier
Mais Saint Martin partit rapidement,
S’en alla avec son demi manteau.

Saint Martin se met tranquillement au repos
et c’est alors que le Seigneur lui apparaît en rêve
Celui ci s’exprime : « Je te remercie, toi cavalier,
pour ce que tu m’as fait ».

J’ai fait une tentative de filage de laine manuel.
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Cela donne un gros fil !
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J’ai essayé de voir ce que ça donne en le crochetant au doigt. Hmm, je crois que ce serait mieux d’utiliser ce genre de fil pour tisser !
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En attendant, j’ai fait une sorte de mini couronne, avec.
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Voici la table des saisons avec les deux ajouts du jour.
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L’après-midi, nous avons préparé des cadeaux pour l’anniversaire de mon chum.

Un dessin aux blocs de cire et avec collage de feuilles, toujours sur le thème de la lumière.
Le mien
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Celui de Walid
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Celui de Mehdi
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Walid et Mehdi ont feutré un coeur en laine. (A noter : attention aux consignes qu’on donne ! J’avais conseillé à Walid : « Appuie plus fort ! » et il a appuyé si fort qu’il a cassé les quatre aiguilles en même temps !!).
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De mon côté, j’ai commencé un petit ange, mi en feutrant à l’aiguille, mi en feutrant au savon…

Walid a aussi beaucoup joué…
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Je remarque que faire quelques activités manuelles créatives nourrit toujours son imaginaire ;)

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