Résultats pour 'activites steiner'

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Pause…

Créé par le 17 fév 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Non classé, Recettes, alimentation

En ce moment, nous ne faisons presque plus d’activités, les lutins ayant été malades…

La crème rose du soir de la Saint Valentin :
1 banane
1 avocat
Des framboises (surgelées)
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De plus, j’ai encore changé de rythme pour mes repas, avec un repas vers 13h avec grand jus vert, fruits, légumes mais de préférence non mélangés, bruts. Et deux poignées de fruits secs.
Et vers 17h, un petit peu de fruits et un grand smoothie banane caroube.
Je me sens beaucoup plus sereine le soir !
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(exemple de repas à emporter)

Hier, nous avons été à un atelier pour réaliser une trousse en laine feutrée, pour ranger blocs et crayons de cire, organisé par l’école Steiner de Challes les eaux, près de Chambery. Comme nous n’avons pas eu le temps de faire la trousse et que j’aimais beaucoup la laine feutrée réalisée, j’ai décidé d’en faire un tableau de laine, fini ce matin. Je ferai la trousse pour la première classe plus tard !
J’ai trouvé que l’atelier m’avait aidé à me perfectionner et à maîtriser le feutrage !
Une belle cardeuse :
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La laine feutrée :
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Le tableau achevé :
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Des coeurs, un panier et des bonnes choses

Créé par le 14 fév 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Fetes, Non classé, Recettes, alimentation

La célébration de la fête de la Saint Valentin à la mode « Steiner » m’a réconcilié avec cette fête en lui donnant du sens et en la connectant avec la période de l’année…

Voici plein d’idées d’activités :
http://ecole.des.fees.free.fr/index.php/2011/01/27/celebrer-la-st-valentin/
http://www.bricokid.com/bricolage_fiche/coeur_tisse_en_papier
http://fairydustteaching.blogspot.com/2011/02/make-love-bird.html
http://celebratetherhythmoflife.blogspot.com/2011/02/valentines-day-gifts.html
http://gardenmama.typepad.com/my_weblog/2011/01/my-entry-5.html
http://gardenmama.typepad.com/my_weblog/2011/01/my-entry-7.html
http://www.lauraleeburch.com/blog/2011/02/valentine-wreath-tutorial/
http://www.lauraleeburch.com/blog/2011/01/valentines-day-necklace-tutorial/
http://twigandtoadstool.blogspot.com/2011/02/potato-print-valentines.html
http://twigandtoadstool.blogspot.com/2011/02/love-inspired-suncatchers.html
http://twigandtoadstool.blogspot.com/2011/01/hanging-hearts.html
http://twigandtoadstool.blogspot.com/2011/01/our-giving-tree-valentine-for-birds.html
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2009/02/la-st-valentin-cest.html
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2009/02/des-coeurs-et-des-oiseaux.html
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2010/02/biodynamic-valentines-day.html

Quelques recettes crues :
http://www.keimling.de/.cms/298-5-79
http://blog.simplementcru.ch/?p=80
http://veganbio.typepad.com/veg_anbio/2010/02/gâteaux-de-la-st-valentin-végétaliens-et-crus.html

Dessins des montagnes, en rentrant des vacances :
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Des cartes au-dessus de la table des saisons, pour prolonger le Têt (les festivités durent un mois) :
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Préparation de la Saint Valentin :
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Cuisine cuite, par mon chum, lors d’un repas entre amis avec des galettes et soupe algérienne de petits pois.
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Crusine
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Découverte du pépino
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De quoi emporter pour des pique-nique !
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Houmous de chou-fleur : un vrai régal ! La recette : http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2011/02/par-cette-belle-journee.html
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Une recette à tomber : des petits coeurs en chocolat…
Je me suis inspirée de la recette de Catherine de barres aux noix (dont je ne trouve plus le lien) et d’une recette de fondant choco-noisettes cru : http://quileutcru.canalblog.com/
Ma recette :
Pâte :
Une tasse de noix trempées
Une tasse de noisettes trempées
8 dattes trempées
Mixer et étaler la pâte.
Mettre au frais puis couper des coeurs à l’emporte-pièce.
Crème :
2 c à s de cacao cru
3 dattes
3 à c à s d’eau de coco obtenue en trempant de la coco râpée puis en filtrant
2 c à s de purée de noisettes
Mixer et étaler.
C’est tellement bon que ça a fait l’unanimité !

Le stage de vannerie pour lequel je m’étais inscrite a eu lieu hier : j’ai adoré !
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Osier sauvage
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Le fond
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C’est comme un soleil !
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J’ai fini dehors, il faisait si beau.
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Mon panier (le petit à gauche) !

Ce matin, nous avons fait cette ronde :
L’amour est un cercle

L’amour est un cercle,
tourne, tourne en rond,
L’amour monte,
Et l’amour descend,
L’amour est à l’intérieur,
qui essaie de sortir,
L’amour est tourbillonnant et virevoltant !

Et lu ce conte que j’avais dû trouver sur le forum IEF Steiner :

Un million de valentins

C’était la St-Valentin dans le petit village. Papa Giorgio se réveilla tôt, comme à son habitude. Le soleil n’était pas encore levé. Il se fit une tasse de thé et s’assit dans sa chaise préférée près de la grande fenêtre. Il pouvait voir au loin et il regardait le soleil d’hiver se lever. La lumière rose du matin colorait la neige au sommet des montagnes et répandait tranquillement sa chaleur sur toute la vallée. Tout était tranquille et immobile. Rien ne bougeait dehors, sauf quelques petits oiseaux qui cherchaient quelque chose à manger. La lumière dorée du soleil apparut au-dessus des montagnes. Le jour était là !

Papa Giorgio se redressa soudainement et pensa : l’hiver est si long et si froid, si blanc et si gris. Ce dont nous avons besoin à la fin de l’hiver, c’est de de l’or du soleil. Je sais exactement quoi faire !

Il se dirigea vers l’armoire et déplaça quelques boîtes. Il cherchait quelque chose. Il pensait se souvenir qu’il avait quelque part des sacs en filets qu’il avait l’habitude de remplir de graines de chardon et qu’il accrochait dehors à ce moment de l’année. Les oiseaux adorent manger des graines de chardon ! « Oh oui, s’exclama Papa Giorgio, ces graines attirent la magie. Ils attirent l’or partout où elles sont ! Papa Giorgio regarda plus loin dans son armoire et il finit par trouver les sacs en filet et les graines de chardon qu’il avait presque oublié.

Il sourit, et se demanda pourquoi il n’avait pas nourri les oiseaux depuis si longtemps. « Je dois être rendu vieux et fatigué, mais aujourd’hui, je vais nourrir les oiseaux, chaque graine sera un cadeau de St-Valentin que je leur fais ! Je vais remplir ces sacs en filet de graines, de millions de petites graines, et je les accrocherai dehors près de la fenêtre. Puis, je vais m’asseoir et je regarderai l’Or qui viendra me visiter ! »

Il remplit chacun des sacs avec amour. Les minuscules graines noires brillaient dans la lumière. Il accrocha plusieurs sacs dans les arbres qu’il pouvait apercevoir de la fenêtre. Avant même qu’il ait eu le temps de retourner s’asseoir, les oiseaux avaient commencé à s’approcher. Ils rentraient leurs petites pattes dans le filet et pic, pic, ils picoraient les graines de chardon. Ils devaient vraiment avoir très fin en cette fin d’hiver ! Ici et là sur les sacs en filet, Papa Giorgio voyait des éclairs dorés. De l’or par-ci, de l’or par là qui volait et qui picorait. Les chardonnerets avaient trouvé les valentins de Papa Giorgio ! Et Papa Giorgio regardait les centaines d’oiseaux dorés qui accouraient pour manger les graines de chardon. Les oiseaux chantaient et battaient des ailes pour remercier Papa Giorgio.

Papa Giorgio regarda les oiseaux pendant un bon bout de temps, le doré de leurs plumes lui faisait penser aux jonquilles qui pousseraient bientôt et aux crocus jaunes du printemps. Le roi hiver s’en ira bientôt et les fées du printemps arriveront dans le village. C’était merveilleux de voir tous les oiseaux dorés, comme des petits enfants de soleil. Puis, Papa Giorgio commença a se sentir fatigué et se yeux se fermèrent doucement…

Quand il se réveilla, le soleil se couchait ! Tous les sacs en filet étaient vides ! « Mon Dieu, ces centaines d’oiseaux affamés ont sans aucun doute apprécié leur repas de St-Valentin ! »

Papa Giorgio sortit dehors pour aller chercher les sacs en filet… et à sa grande surprise, il aperçu sur la neige, des plumes dorées placées en forme de cœur ! Les chardonnerets lui avaient eux aussi laissé un Valentin !

Les lutins ont eu tellement d’enthousiasme à nourrir ensuite les oiseaux et à leur bricoler cette mangeoire :
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D’autres coeurs…
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Ceux d’Olivier :
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Et nous nous avons préparé un délicieux repas cru avec amour !
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Légumes à tremper dans le reste de houmous
Salade verte, carottes et mangues : http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2011/02/par-cette-belle-journee.html mais sans noix.
La vinaigrette est sans huile mais avec un peu d’oignon rouge.
Smoothie ananas, pommes et épinards.
Douceur coco râpée et dattes (pour utiliser la coco râpée qui avait trempé dans l’eau).
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Et ce soir, nous ferons une mousse rose !

Défis…

Créé par le 11 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Non classé, Pedagogie

En ce moment, je me sens animée de suffisamment de force pour repousser certaines limites et je me suis posée quelques défis :
- Tout d’abord, continuer sur la voie du 100 % cru avec peu de matière grasse, en essayant de consommer les aliments sous leur forme la plus originelle (sans ajout ni mélange, sauf pour les jus et smoothies). Je sens que ça me permet d’habiter pleinement mon corps et me donne aussi encore plus d’énergie.
- M’aligner sur des rythmes de sommeil plus proches de ceux de la nature (je suis déjà en bonne voie).
- Essayer de faire une séance d’activité physique chaque jour ou presque (entre les séances à l’extérieur, ça me manque et, à la maison, je n’arrive pas à faire plus de quelques minutes toute seule, pour le moment, je ne me sens pas assez déterminée).
- Maîtriser des activités manuelles nouvelles : cette semaine, j’ai commencé à me mettre un peu au crochet. Au cours de l’année, j’aimerais aborder le modelage du bois, faire de vannerie, peut-être un peu de poterie ?
- Lire de l’anglais, en traduire (j’ai déjà commencé et cela commence déjà à redevenir plus facile). J’espère pouvoir acquérir rapidement le curriculum de première année d’instruction : en attendant, je vais continuer à lire quelques textes en anglais sur la pédagogie en général.
- Et, le tout, en y allant à un rythme approprié, sans pression !

Ma volonté, on peut le voir, est culminante en ce moment, cela tombe bien car j’aborde le second exercice décrit par Steiner pour apprendre à maîtriser sa volonté (après celui de la maîtrise de la pensée).
Je pense qu’en fait, ma volonté a commencé à se réveiller dès que je suis allée au bout du premier exercice…
Pour plus d’informations sur ces exercices, je vous invite à visiter le forum IEF Steiner !

A part ça, toute la famille vit le défi de passer quelques jours sans télé ! Les lutins ne la regardaient pas beaucoup ces derniers mois mais, depuis un mois, ils avaient tendance à y revenir bien davantage. Mais le défi est surtout pour leur papa, dont c’était souvent un moyen de détente avant de dormir…
Mon espoir est de s’en passer complètement, mais nous verrons bien quel choix sera fait ! L’expérience ne peut de toute façon qu’être positive, même si elle ne dure que quelques jours.

Pour l’instant, je m’entraîne à faire des choses simples au crochet.
J’avais commencé avec mon livre mais n’avais pas bien compris certains détails de mailles car les photos et explications n’étaient pas assez explicites.
Ce blog m’a mieux aidé :
http://boiteatresor.canalblog.com/archives/tous_mes_tutos/index.html
On y trouve aussi de beaux tutos de feuilles et de fleurs !
Je commence par faire un rond, je m’essaierai ensuite au carré…
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Un exemple d’encas cru :
un peu de potimarron prélevé avant de cuire le reste. En forme de part de melon, c’est encore plus appétissant !
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Mehdi fait des perles
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Walid adore plier un peu de linge, en ce moment.
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Aujourd’hui, nous avons coupé les savons que nous avions fabriqué l’autre jour.
Comme ils sentent bons et ont une texture agréable ! Il ne reste plus qu’à les laisser suffisamment sécher…
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Et nous avons enchaîné sur un atelier de feutrage.
J’ai fait un ananas, un grand-père et une grand-mère…
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… que Mehdi s’est empressé d’adopter !

Le passage des 6-7 ans… (IV)

Créé par le 07 jan 2011 | Dans : Non classé, Pedagogie

http://www.waldorflibrary.org/Journal_Articles/Gateways56FINALDRAFT.pdf (page 22)

Préparation à la classe de première année : Le développement de la mémoire et la transformation du jeu
Louise deForest

Cet article fait partie de la prochaine publication WECAN Ressources pour les enfants en âge de première classe : idées et outils pour les enseignants Waldorf, édité par Nancy Blanning. Ce volume très attendu inclura des avis de professeurs expérimentés, médecins, éducateurs thérapeutes et autres personnes sur ce qu’il faut rechercher chez les enfants qui se préparent à la transition vers l’école primaire, ainsi que des exemples de procédures effectivement utilisées, dans plusieurs contextes différents. Parmi les contributeurs, Joan Almon, Michaela Glöckler, Audrey McAllen, Ruth Ker, et Nancy Blanning. Le livre devrait être disponible d’ici Juin 2009.

Il est de plus en plus évident pour ceux d’entre nous qui travaillent dans le domaine éducatif que l’âge auquel un enfant entre en première année peut s’avérer très important en termes de réussite scolaire et sociale, tout au long du processus éducatif et au-delà. Un enfant qui est trop jeune pour la première année, bien que présentant visiblement de nombreux premiers signes de maturité, peut se trouver à travailler trop fort pour maintenir le rythme des premières années, sans jamais avoir le sentiment qu’il s’inscrit pleinement dans le programme ou le monde social de ses camarades de classe. Pour certains, ce sentiment d’avoir à pédaler très vite pour rester sur un pied d’égalité avec les autres demeure présent à l’âge adulte, et ils gardent toujours le sentiment qu’ils ne sont pas tout à fait à la hauteur. D’autres peuvent avoir le sentiment qu’il y a encore quelque chose d’inachevé dans leur enfance et leur croissance. Au début de ma carrière d’enseignante, j’ai eu la grande chance de travailler avec un professeur de la petite enfance très expérimenté et inspirant. Lorsque je lui ai demandé ce qui, dans sa vie l’avait conduit à enseigner en jardin d’enfant, elle a répondu en toute sincérité, « Je suis entrée en première classe quand j’avais cinq ans. »
Pour les enfants qui entrent en première classe plus âgés que l’âge idéal, il y a aussi des dangers et des répercussions à long terme ; comme nous le savons, notre programme est basé sur la compréhension qu’avait Rudolf Steiner du développement humain et le contenu des enseignements principaux de chaque classe est axé sur la nécessité de répondre aux besoins de ce stade de développement particulier. Un enfant qui est trop vieux présente l’inconvénient de passer par des seuils de développement sans l’accompagnement de ses camarades de classe ou du programme, ce qui laisse chez l’enfant un sentiment d’isolement et de différence. Beaucoup de ces enfants ne sont pas pris en charge par le programme et ne se sentent pas intégrés dans le monde social de la classe, perdent rapidement leur intérêt envers l’école et les études, peuvent devenir sous-performants et jamais tout à fait se débarrasser du sentiment d’être différent.
Dans beaucoup de nos écoles, cependant, il n’y a pas de conseiller pédagogique et les enseignants n’ont souvent pas l’expérience, les connaissances ou suffisamment de confiance pour évaluer la maturité requise. Les signes de cette dernière sont souvent confus et contradictoires, est-ce la perte des dents ou la croissance des molaires qui est un signal ? La question est d’autant plus épineuse que chaque enfant se développe selon son rythme individuel propre ; l’un pourrait présenter tous les signes de maturité physique mais être socialement immature, tandis qu’un autre pourrait être suffisamment « éveillé », mais toujours en cours de développement physique. Trop souvent, nous ne nous basons que sur la date de naissance pour laisser un enfant entrer dans les premières classes.

Mais les enfants sont toujours en train de nous révéler leurs besoins, si seulement nous savons lire les signes. Tout ce qu’ils font, que ce soit en marchant, jouant, marchant, et même la façon dont ils tombent malades, révèle quelque chose d’unique à leur sujet et sur leur stade de développement. Ils veulent être vus par nous, et c’est à nous de développer la capacité de les observer de manière objective, sans idées préconçues ou jugements, et de transposer nos observations dans le contexte du développement humain. Dans cette optique, pour qui ce qu’il en est, j’ai trouvé dans la lecture de la conférence de Rudolf Steiner « Formation pratique dans la pensée » (Karlsruhe, 18 Janvier 1909 ; disponible dans l’Anthroposophie dans la vie quotidienne) très utile, car elle donne des exercices très spécifiques pour développer à la fois notre réflexion et notre capacité à observer.
Dans le chapitre trois de son livre, Les trois premières années de l’enfant, basé sur la pensée de Rudolf Steiner, Karl König parle des trois phases de développement de la mémoire au cours des sept premières années. Chaque être humain expérimente ces trois types de mémoire (en effet, toute l’humanité est passée par cette évolution de la mémoire) et, si nous savons être attentifs, nous pouvons voir la transformation de l’un à l’autre. Le premier type de la mémoire, qui a débuté dans le développement de l’Atlantide, est appelé Mémoire spatiale et localisée et est souvent confondue avec la mémoire plus tardive de Mémoire temporelle. Cette Mémoire localisée, cependant, est complètement dépendante de la stimulation extérieure, et une mémoire ne vient à l’esprit parce que quelque chose dans l’environnement de l’enfant a rappelé quelque chose à cet enfant.
Un enfant peut aller se promener avec ses parents, par exemple, et tout à coup commencer à décrire la maison de sa grand-mère, avec tous les détails. Les parents remarquent alors que la mémoire de leur jeune enfant est déjà bien développée, mais ce qui s’est réellement passé, c’est que l’enfant a vu quelque chose – un arbre, des fleurs, une maison de la même couleur – et, à travers cet objet, les « souvenirs » de la maison de sa grand-mère ont pu ressurgir . Le même enfant ne serait pas en mesure de décrire à quoi la maison de sa grand-mère ressemble si ses parents lui demandaient de le faire, mais une fois que la mémoire est déclenchée, pour ainsi dire, tous les détails abondent. Cette étape dure jusqu’à la seconde et troisième année de vie.
Dans le jeu des tout-petits, nous pouvons aussi observer que l’activité intérieure de l’imagination et de la créativité ne jouent pas un rôle essentiel ; mais plutôt, que c’est la curiosité, l’instinct de bouger et la nécessité de comprendre le monde qui se manifestent tout au long de sa journée. L’occupation préférée du très jeune enfant, comme tous les parents le savent, est de frapper des casseroles et poêles, grimper sur et dans tous les endroits possibles, poser une chose sur une autre, etc. Une promenade est souvent une expérience atroce pour l’adulte qui essaie d’aller d’un point à un autre, alors que l’enfant a besoin de toucher, goûter, d’observer et d’interagir avec tout ce qui croise son chemin. Je me souviens, avec une certaine honte et un peu de regret, combien j’étais exaspérée par l’à peu près constant jet d’objets – nourriture, cuillères, tasses – que mes enfants lançaient du plateau de leur chaise haute, et je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’ils étaient motivés par la joie de voir leur mère en être tellement frustrée. Mais si nous voulons vraiment observer ce qu’ils font, nous en venons à comprendre qu’ils essaient en fait de découvrir les lois de la nature, des choses qui nous semblent évidentes, à nous autres, adultes. Le monde matériel est tellement nouveau pour nos petits et ils passent leurs premières années à découvrir comment cela fonctionne : la gravité va tirer un objet, n’importe quel objet, vers le bas, peu importe combien de fois vous le lâchez ; ce qui est en haut doit descendre, et ainsi de suite. Je me souviens d’un de mes enfants assis dans la baignoire alors que l’eau coulait du robinet ; pendant des semaines, il ne cessait d’essayer d’attraper l’eau du robinet, avec une intense concentration. Jusqu’à ce qu’il l’ait répété assez de fois pour apprendre une leçon essentielle sur la nature fluide de l’eau ; et alors il retourna joyeusement aux jeux d’éclaboussures et de verser.

Quelque part entre deux et trois ans, on commence à remarquer un changement tant dans le fonctionnement de la mémoire que dans le jeu de l’enfant. Steiner parle de cette époque comme étant celle de la naissance du moi, quand un enfant reconnaît qu’il est séparé et a une existence propre. Mon plus jeune fils, Ry, alors âgé de deux ans et demi, s’est réveillé un matin et, comme s’il était ivre, courait partout dans la maison en chantant : « Je suis Ry. Ry, je suis. Moi, Ry. » Ce ravissement a duré toute la journée et, tandis qu’il continua à être le garçon très actif et turbulent qu’il avait toujours été, il a aussi été différent à partir de ce jour. Dans le jeu, aussi, on commence à noter que les enfants commencent à faire semblant. A présent, ils cuisinent, prennent soin des bébés, vont travailler (s’ils ont des parents enseignants Waldorf, ils vont à des réunions), et sont mamans, papas et bébés. Au début, ils jouent à des jeux en lien avec la vie quotidienne, en imitant ce qu’ils voient dans leurs propres maisons. Ils ne jouent pas réellement ensemble, mais ils jouent au même jeu, côte à côte. Petit à petit, au cours des prochaines années, l’activité de faire semblant devient plus élaborée, le jeu devient moins centré sur les activités en lien avec la vie quotidienne et ils jouent à imiter diverses activités du monde qui les entoure. Tout à coup, nous avons des charpentiers, médecins, chasse-neige et enseignants et, au lieu de juste jouer côte à côte, les enfants jouent ensemble, en interaction. Entre trois et cinq ans et demi, le jeu devient extrêmement créatif et imaginatif, et est constamment en train de changer : un camion devient un vaisseau spatial qui devient un restaurant qui devient…. Il devient un peu comme l’eau coulant du robinet que mon fils tentait vainement de retenir – totalement fluide et imprévisible, en perpétuel mouvement. Comme Rudolf Steiner le dit, « L’imagination chez les enfants représente les grandes forces [éthériques] qui viennent de se libérer de la tâche d’imiter et reproduire au sein de la construction physique du cerveau » (Economie de l’âme et éducation Waldorf, 114).
Un enfant sain va complètement s’investir dans le rôle qu’il joue et les objets deviennent ce que l’imagination fait d’eux. Les enfants sont souvent indignés quand nous, les adultes, appellons cela « faire semblant ». Nous pouvons apprendre beaucoup sur les enfants en les observant jouer à ce moment de leur vie où nous pouvons voir comment la créativité se nourrit de la créativité et à quel point le jeu les nourrit. Dans la conférence intitulée « L’éducation de soi à la lumière de la science spirituelle », Rudolf Steiner dit : « Où pouvons-nous trouver ce qui fonctionne sur l’enfant comme un haut Moi, et qui appartient à l’enfant, mais n’entre pas dans sa conscience ? Incroyable mais vrai : c’est le jeu de l’enfant, empli de sens, qui fait travailler le haut Moi » Et, plus tard, « un enfant s’éduque pour la vie, simplement en jouant » (10-11).
La mémoire change, elle aussi : ce qui fut jadis provoqué par un objet extérieur est maintenant davantage intérieur, en lien avec le rythme de se remémorer un événement dans le flux du temps et l’espace. König appelle cela la Mémoire rythmique (comme l’a fait Steiner) et la base de ce type de mémoire est la répétition. Nos jeunes enfants nous mettent en avant des expériences de ce type de mémoire quand, après deux ou trois semaines dans une nouvelle garderie ou jardin d’enfant, en voyant le grand bol et les meules sur la table, savent que c’est le jour du pain – Mémoire localisée -, ce qui signifie que, le lendemain, sera par exemple le jour de la peinture – Mémoire rythmique. En tant que parents, on le voit dans les rythmes quotidiens que nous avons mis en place avec nos enfants : quand il est l’heure du coucher, par exemple, une fois que la routine est démarrée, la Mémoire rythmique conduit l’enfant à la salle bain pour le brossage des dents et le revêtement du pyjama, à l’histoire avant de se coucher et au « bonne nuit ».

Et nous nous approchons alors de la modification qui se produit autour deq six ans, au seuil du développement où les forces éthériques sont libérés de leur travail de construction du corps physique et mises à disposition de la capacité de penser indépendamment de la capacité de visualiser, compétences essentielles pour le travail académique qui nous attend. Presque du jour au lendemain, l’enfant peut désormais, à volonté, se remémorer des événements où des personnes qu’il connaît et créer des images intérieures claires de choses réelles ou imaginaires. Une de mes amies en Finlande a relaté une conversation qu’elle a eue avec un enfant de six ans dans sa classe : ils récoltaient des fruits et légumes d’automne et un enfant lui demanda où était l’arbre de la pastèque afin de pouvoir en cueillir. Elle a répondu que les pastèques étaient trop lourdes pour pousser sur les arbres et qu’elles poussaient le long de vignes sur de la bonne terre. L’enfant avait l’air très étonné et dit alors : « Mais comment cela peut-il être, alors que je vois un arbre pastèque si bien dans ma tête ? » Le Dr. Claudia McKeen, médecin anthroposophique en Allemagne et chercheur de pointe sur la question de la première année, raconte l’histoire d’un enfant qui est allé en vacances dans les Alpes suisses un été ; des mois plus tard, en déjeunant avec sa mère le matin, il regarda rêveusement par la fenêtre pendant quelques minutes, puis il dit: « Je marche jusqu’au chemin et je peux tourner en rond et voir le village au-dessous. Maintenant, je suis au pied de la montagne et je peux voir le chemin sur lequel nous allons grimper. » Quelques minutes plus tard, il dit : « Et maintenant, je suis au sommet de la montagne et tout semble si petit en-dessous. Maman, peux-tu voir tout cela dans ta tête, toi aussi ? » Konig appelle ce type de mémoire Mémoire temporelle, quand on peut produire en soi une image, issue de nos propres forces et que les forces libérées du corps peuvent commencer à créer des images mentales dans le domaine de l’âme.
Dans le jeu des enfants, aussi, nous constatons un changement. D’une part, la source de la créativité semble s’être tarie et nous entendons l’enfant déclarer « Je m’ennuie ! » ou « Il n’y a jamais rien à faire ! » – alors que l’enfant était de plus en plus actif et inventif il y a encore quelques mois de cela. Les enfants se morfondent en classe ou à la maison, ils se mettent à part la plupart du temps et, le reste du temps, sont un peu rebelles. Ils ne se livrent plus à l’activité artistique, de dessin, de peinture ou de modelage de la cire, mais semblent être en conflit avec la réalisation des formes qu’ils voudraient créer, ce qui entraîne souvent de la frustration et du mécontentement. Mais une fois qu’ils sont engagés dans un jeu, on remarque immédiatement que leurs jeux prend une toute autre teneur.
Maintenant, l’enfant entre dans la salle de classe avec une idée fixe et claire de ce à quoi il va jouer ce jour-là et passe le reste de son temps à rassembler ce dont il aura besoin pour réaliser l’idée qu’il a en tête. Comme je l’ai mentionné ci-dessus, la frustration est facilement présente, car il est maintenant important que l’objet externe (une peinture ou un dessin, la fusée ou le bateau) correspondent à l’image intérieure qu’il s’en est fait. Ce n’est plus les objets présents dans la pièce qui influencent le jeu, mais ceux-ci servent plutôt à permettre à l’enfant de recréer ses propres images intérieures. On peut remarquer que l’enfant a laissé derrière lui l’âme physique active – les forces de la fantaisie – et que la véritable imagination intérieure commence à se développer.
Le jeu a aussi une composante sociale, désormais ; autrefois, les rôles de chaque enfant évoluaient à mesure que le jeu progressait, l’appartenance à un sexe n’avait aucune importance (les garçons pouvaient être des mères, les filles pouvaient être les grands frères) et les enfants étaient comme emportés dans le jeu. Maintenant, avec les élèves les plus âgés du jardin d’enfant, les enfants dirigent le jeu et les rôles individuels sont attribués dès le début. Il y a des règles à présent, les rôles ne sont plus prescrits au hasard, et on décèle une forte impulsion à l’édification de la communauté. Très souvent, le jeu de l’enfant plus âgé a tendance à englober la plupart de, sinon toute, la classe. Facteur, Père Noël, restaurateur sont quelques-uns des nombreux jeux qui tendent vers l’intégration et qui sont presque toujours portés par les enfants plus âgés. Les enfants de six ans sont des génies de la sociabilité !

Il est d’une importance vitale pour la santé future de l’individu que les enfants soient autorisés à construire cette base saine pour la pensée, sans aucune ingérence des adultes, souvent bien intentionnés. « Ce qui doit s’accomplir grâce aux forces qui seront disponibles plus tard ne doit jamais être contraint à un stade plus précoce, à moins que nous ne soyons prêts à vouloir ruiner l’organisme physique » (Steiner, Soul Economie, 116). Alors que nous, les adultes, pensons souvent que la fantaisie nous éloigne de la réalité et que nous avons l’obligation de ramener les enfants dans le monde réel, « la fantaisie est la source constante de joie dont l’enfant fait l’expérience alors qu’il s’éveille au monde terrestre » (König, 64). En tant qu’enseignants, nous avons l’obligation et la responsabilité de préserver ce temps sacré.

Citation : « Parfois, dans notre agitation quotidienne, on oublie à quel point la fantaisie est présente dans la vie des enfants. Il se passe toujours quelque chose de passionnant, comme un « voyage en Chine » effectué dans le bac à sable !
Un enfant de deux ans et demi crie :
« Creusons un tunnel jusqu’à la Chine ! » Une fille de trois ans et demi, Marie, semble à la fois excitée et nerveuse. Elle se tourna vers l’enseignant et lui dit : « Si mon papa et ma maman viennent me chercher alors que je ne suis pas là, pouvez-vous leur dire où je suis ?  »
Janet Kellman, Live Oak Waldorf School

Le passage des 6-7 ans… (III)

Créé par le 07 jan 2011 | Dans : Non classé, Pedagogie

http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/articles-on-aspects-of-waldorf-education/articles-by-donna-simmons/first-grade-readiness.html

Etre prêt pour la première classe
Donna Simmons

Si je comptais le nombre de fois où cette question a été soulevée… Mais cette question est essentielle et, en la comprenant pleinement, on peut arriver à une compréhension plus profonde de la pédagogie Waldorf.
 
Cette dernière est basée sur le travail autour de trois périodes distinctes de l’enfance : 0-7, 7-14 et 14-21 ans (voir http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/waldorf-101.html pour plus de détails). Évidemment, 7 et 14 ans sont des tournants et des questions se posent quant à savoir si un enfant devrait avoir plutôt 6 ou 7 ans avant de débuter la première année – ou 13 ou 14 lors du démarrage de la neuvième année. Si tous les enfants dans l’hémisphère Nord avaient leur anniversaire en Septembre, et donc commençaient la première année le jour de leur sept ans, cette question ne se poserait pas ! Mais… la vie n’est pas ainsi faite.
 
De ce fait, se pose la question de la date sur laquelle se baser. Cela est d’autant beaucoup plus important pour les gens qui envoient leurs enfants à l’école que ceux qui instruisent en famille et qui ont un peu plus de liberté pour décider quand débuter l’instruction, mais, néanmoins, cela reste une question cruciale.

La règle de base pour déterminer quand un enfant devrait commencer en première année, c’est qu’il ou elle devrait avoir connu sept Pâques sur la Terre. Pâques tombe le premier dimanche après la première pleine lune après l’équinoxe de printemps. Si l’on admet que la lune, les étoiles et les planètes ont une incidence sur nos vies, alors on peut saisir que l’influence de cette date dans la vie d’un enfant peut avoir des conséquences importantes.
 
Ainsi, le moment pour entrer en première année ou rester en jardin d’enfant n’est pas arbitraire. Ce qui est arbitraire est de se fier uniquement à des dates telles que le premier juin (ou janvier), comme cela se pratique très souvent dans les écoles.
 
Un enfant devrait avoir 7 ans durant la grande partie de sa première année scolaire. Si son anniversaire est en hiver, il aura donc 6 ans la moitié de l’année, et 7 l’autre moitié. Certains ne veulent pas qu’un enfant aient 8 ans en cours d’année. Cela dit, si un enfant a son anniversaire à la fin du printemps, il ne passera qu’un mois ou deux en tant qu’enfant de 8 ans. Mais il ne faudrait pas qu’un enfant, par exemple, ait 8 ans en décembre ou janvier et ait donc 8 ans pour la moitié de la première année !

Beaucoup de gens – dont dans les écoles Waldorf – se basent sur une variété d’observations et des tests pour déterminer si un enfant est mûr pour débuter la première année ou non, à l’âge de 6 ans. Un problème que j’ai avec cette liste et cette approche est que toute idée de processus est souvent perdue. Oui, les élèves de première année doivent être aptes à certaines activités et avoir certaines compétences. Mais pour la plupart, ils ne leur suffirait que de commencer à être en mesure de les faire et beaucoup ne les maîtriseront pas complètement avant un certain temps.
 
Je constate donc que de telles listes peuvent causer de l’anxiété chez certaines personnes : « Pourquoi mon enfant n’est-il pas en mesure de faire ces choses ? » Tout aussi problématique est la situation où un enfant très jeune, peut-être de moins de 6 ans, peut accomplir toutes ces tâches. Je dirais que, dans une telle situation, l’enfant est habile et avancé – mais pas encore prêt pour la première année.
 
Pourquoi suis-je si conservatrice à ce sujet ? Parce que j’ai travaillé avec des enfants ayant de nombreuses origines, provenant de différentes classes économiques et disposant de différentes habiletés et je vois en l’enfance précipitée le plus grand ennemi d’une enfance heureuse, nourrissante et saine.
C’est aussi simple que cela. Et j’inclus parmi ces enfants aussi ceux des écoles Waldorf qui ont commencé l’école trop tôt.

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles de nombreuses écoles Waldorf choisissent de faire débuter les apprentissages a des enfants d’à peine six ans : la pression des parents, le désir de remplir une classe, la pression du gouvernement local… Une des raisons avancées que j’aie entendu pour justifier l’entrée des enfants à 6 ans est l’exhortation de Steiner de donner des défis aux enfants et de ne jamais simplement leur enseigner au niveau où ils sont, mais toujours légèrement en avance. Mais je crois que cela peut être facilement – et à juste titre – réalisé en respectant la sagesse du programme Waldorf, qui est clairement fondée sur l’âge chronologique.
 
Et, pour beaucoup, cela peut sembler étrange ! Chaque enfant est différent et chaque enfant apprend différemment, dit-on. Oui, absolument ! Mais je voudrais dire catégoriquement que le programme Waldorf répond aux périodes de développement que tous les enfants traversent. Et c’est parce que le programme ne repose pas seulement sur les compétences. Au contraire, le secret de la pédagogie Waldorf réside dans le fait qu’il s’agit d’une éducation de l’âme. Et l’âme de chaque être humain se déplace sur une étape claire de développement. La pédagogie Waldorf répond à cette évolution et rejoint chaque enfant comme si elle marchait le long de son chemin.

Mais revenons à la question de l’âge : pour moi le point fondamental est que le programme de première année est conçu pour parler de ce qui se passe sur le niveau de l’âme à l’enfant de 7 ans. De même la seconde année pour les 8 ans ; la troisième année pour les 9 ans et ainsi de suite.
 
En ce qui concerne les compétences (capacité à multiplier, tricoter un chapeau, lire, faire de la calligraphie, etc.), je dirais que c’est différent. Je suis ici en conflit avec de nombreux autres éducateurs Waldorf qui soulignent la nécessité pour les enfants de maîtriser certaines compétences à certains moments, selon le programme. Mon expérience me dit le contraire. J’aborde ces questions en détail dans Waldorf Curriculum Overview for Homeschoolers et en particulier dans Living Language. Donc, pour moi il y a plus à faire avec le programme en lui-même qui doit refléter clairement le développement de l’âme de l’enfant.

Pour conclure, je voudrais dire deux choses. Tout d’abord, que j’ai de la sympathie pour les parents d’enfants de 6 ans qui s’inquiètent : « Mon enfant veut apprendre !« , disent-ils. Bien sûr, oui. Et c’est très bien. Mais les apprentissages intellectuels ne sont pas nécessairement ce qui est le plus sain à cet âge – pas encore. J’encourage les parents des enfants de 6 ans à penser en termes de programme avancé de jardin d’enfant : plus de défis, une plus grande responsabilité. Des projets manuels qui prennent plusieurs étapes et jours à finir, plus de cuisine, de jardinage et de travail avec de vrais outils, des contes de fées plus élaborés, la responsabilité d’une corvée ou d’un animal de compagnie et des choses comme des puzzles qui peuvent absorber une partie de cette curiosité et du désir d’apprendre, mais d’une manière adaptée à l’âge, de façon à continuer à soutenir la première phase du développement de l’enfant. Pour les enfants qui sont vraiment insatiables, je recommande de commencer à travailler avec des concepts mathématiques – laissez l’écriture et la lecture pour la première année. Les mathématiques sont, après tout, partout, y compris dans le corps de l’enfant (deux mains, dix doigts, etc.) et sont donc beaucoup moins abstraits que l’écriture et la lecture.

http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/articles-on-aspects-of-waldorf-education/first-grade-readiness-help-your-child-by-getting-the-timing-right.html
Entrée en première classe : aidez votre enfant en choisissant le bon moment !
par Benoit Alicia-Clark 


Des études indiquent que les enfants qui démarrent l’école trop tôt peuvent éprouver un certain nombre de difficultés. Les chercheurs James Uphoff et Juin Gilmore ont constaté que les enfants étant entrés en première année âgés de moins de six ans et trois mois ont tendance à avoir plus de difficultés que les enfants plus âgés. Ces jeunes enfants ont tendance à ne pas être à l’aise et cela se ressent sur leurs résultats aux tests. Ils ont tendance à redoubler une année et montrer des signes de troubles d’apprentissage plus fréquents. Les problèmes scolaires de ces enfants durent souvent jusqu’à l’adolescence et l’âge adulte. Les conclusions de Uphoff et Gilmore nous font prendre conscience de la gravité des enjeux lorsque l’on songe à faire entrer un enfant en première classe.

Et Uphoff et Gilmore ne sont pas seuls dans leurs conclusions. Une émission de radio nationale, All Things Considered, a récemment rapporté cette préoccupation croissante à l’échelle nationale :
Le vieil adage dit : « Vous n’êtes jamais trop vieux pour apprendre. » Mais peut-être y aurait-il à dire sur le fait d’être trop jeune… Les spécialistes du développement affirment désormais que trop, trop tôt, ne va pas donner à votre enfant une longueur d’avance, et que de se situer sur la voie rapide peut même faire du mal… L’apprentissage vient naturellement aux enfants et, lorsque les enfants sont prêts à apprendre, vous ne pouvez pas les arrêter. Mais il est question à nouveau de la notion d’ »être prêt », et celle-ci est une affaire individuelle.
Il y a des signes qui peuvent vous indiquer si un enfant est prêt pour la première année. Sur le plan physique, l’enfant de première classe présente des membres qui sont maintenant en proportionnés avec le corps et la tête. Il a perdu sa graisse de bébé et a les traits du visage davantage dessinés. Dans le domaine affectif, alors que le jeune enfant exprimait ses émotions fortes par le biais de crises soudaines, il a à présent des sentiments plus complexes. Un enfant va parler de « préjudices moraux » et être triste. Socialement, l’enfant prêt pour la première classe commence à former des amitiés beaucoup plus profondes qu’auparavant. L’enfant éprouve un sentiment de fidélité pour ses amis et exprime souvent le désir d’être avec eux.
Dans le domaine de la pensée, on peut assister à la naissance de la mémoire libre. Celle-ci est différente de la mémoire d’un enfant de quatre ans. La mémoire de ce dernier est déclenchée par une vision, une odeur ou des paroles. Lorsque la mémoire est libérée de ces facteurs extérieurs, vers l’âge de six ou sept ans, l’enfant peut fouiller à volonté dans sa mémoire et se remémorer ce qu’il désire.
En parallèle, les enfants commencent à développer la capacité de comprendre des concepts symboliques. Richard Cohen a étudié comment les enfants apprennent, dans une étude sur les jardins d’enfants gérée par l’UCLA School of Education: 
 »Les enfants apprennent au travers de leurs expériences. Ils ne sont pas en mesure de penser symboliquement, de la manière dont nous aimerions à penser qu’ils en soient capables. Ainsi, la plupart des enfants de moins de six ou sept ans apprennent mieux par la prise en main et la manipulation concrète d’objets, et par l’expérimentation de choses vécues. Ils ont besoin d’explorer leur monde pendant un long moment avant de pouvoir commencer à lier aux choses des symboles ou des concepts.  »
Un autre changement qui opère dans l’esprit concerne le domaine de l’imagination, qui est différent de la fantaisie. Jouer en faisant appel à la fantaisie nécessite des accessoires. L’imagination nait quand un enfant n’a pas besoin d’objets physiques pour concevoir le jeu dans son esprit. Il se contente de s’asseoir et de jouer avec ce qu’il voit dans sa tête. Les enfants prêts pour la première classe commencent à s’intéresser à l’art du langage et aux mathématiques. Ils aiment jouer avec les mots, faire des rimes ou opérer des changements de mots dans les chansons et les poèmes.
Joan Almon, dans son article, L’éducation pour la pensée créative : l’approche Waldorf, rapporte cette anecdote de l’enfance de la célèbre jardinière d’enfant viennoise, Bronja Zahlingen :
Quand elle était enfant, elle aimait à jouer dans sa chambre à coucher, avec de petits objets, assise près de la fenêtre. Elle créait une scène avec de petites poupées et des maisons et jouait avec eux pendant de longues heures. Elle se souvient qu’un jour, quand elle avait environ six ans, elle inventa une mise une scène comme d’habitude, mais ferma ensuite les yeux et la rejoua de « l’intérieur ». L’imagination était née, et elle fut en mesure de jouer d’une manière nouvelle.
Almon utilise cette histoire pour mettre en évidence la raison essentielle pour laquelle les apprentissages intellectuels ne doivent être introduits que lorsque commence le développement de cette imagination intérieure, et pour démontrer pourquoi l’imagination doit être un pilier central du programme de première classe :
Le développement de l’imagination est une étape essentielle dans le développement de la pensée, mais là où le développement de la fantaisie ne peut pas le conduire, le développement de l’imagination souffre également. Sans imagination, on ne peut pas se représenter un événement historique, un problème mathématique ou les personnages d’un conte. Aborder des sujets académiques sans imagination est au mieux une affaire fade et il n’est pas surprenant que les enfants qui soient scolarisés sans bénéficier d’un accompagnement de l’imagination au niveau des apprentissages de base trouve si peu intéressant le fait d’apprendre. Leur imagination naissante n’est pas alimentée et nourrie. Ceux qui ont été invités à maîtriser certains apprentissages au niveau de la maternelle peuvent connaître des problèmes plus profonds encore, leur imagination peut avoir été étouffée dans l’oeuf. Il semble que les enfants qui apprennent à lire avant l’âge de six ou sept ans perdent leur avance rapidement, car ils perdent leur intérêt pour la lecture et peuvent souffrir de symptômes de mal-être. Cela n’est pas surprenant quand on pense qu’apprendre à lire sans tirer le bénéfice de son imagination – et rendre l’apprentissage vivant – est tellement dommageable. En revanche, selon mon expérience, les enfants qui ont le plus joué en jardin d’enfant et montré une fantaisie très active, ont tendance à devenir des élèves plein d’imagination et avec le plus grand intérêt pour la lecture, dans les classes primaires. Ils ont aussi tendance à être enfants les plus justes et à l’aise dans leurs émotions, tant durant leur enfance que leur adolescence et leur vie d’adulte.
Comme l’enfant prêt pour débuter la première classe quitte le monde de la fantaisie et entre dans le monde de l’imagination, il laisse aussi derrière lui le monde de l’imitation et entre dans le monde de l’autorité. L’enfant se tourne vers l’adulte pour qu’il le guide et le considère comme celui qui « sait ». David Elkind, psychologue et président de l’Association nationale pour l’éducation des jeunes enfants, souligne quelques-unes des implications de cette foi de l’enfant en l’autorité des adultes :
Je pense que nous n’apprécions pas ce fait à sa juste mesure, mais quand on demande à un enfant, disons, de lire ou de faire un travail en mathématiques et qu’il n’est pas prêt à le faire, il se le reproche. Il se dit : voici un adulte, or les adultes savent tout, ils comprennent tout, et s’il me dit de faire cela, alors je devrais être capable de le faire, mais si je n’en suis pas capable, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche en moi. Alors ils se sentent coupables, et si nous les exposons à des expériences d’apprentissage inappropriées à leur âge, alors ils se blâment de ne pas être à la hauteur, ce qui inhibe le processus d’apprentissage ainsi que leur estime de soi et ainsi de suite. C’est donc une période critique en ce qui concerne l’apprentissage de ce que l’enfant va penser de lui-même, de l’école et des apprentissages. Et si nous ne donnons pas aux enfants la possibilité de vraiment réussir, de se sentir bien dans l’environnement d’apprentissage, alors on risque des problèmes à long terme avec l’apprentissage, l’enseignement et l’estime de soi.
On peut aussi parfois se tourner vers les dessins d’enfants afin de voir s’ils sont prêts pour la première classe : les dessins de personnages ont des proportions raisonnables, les maisons tiennent debout et les dessins sont symétriques, ce qui a tendance à indiquer le degré de maturité nécessaire pour la première année. Un autre domaine à examiner est le degré de conscience sexuelle de l’enfant. C’est l’âge où les enfants montrent un intérêt dans l’agencement du corps de chacun.
Joan Almon, dans le livret de l’association des jardins d’enfants Waldorf, Etre prêt pour la première classe et tout ce que cela implique, conclut :
Lorsque tous ces changements sont attentivement considérés, on ressent généralement fortement si l’enfant est prêt pour la première année ou s’il est nécessaire d’attendre une année de plus. Parfois, cependant, la situation est moins claire et, dans de tels cas, je suis d’avis que si l’on n’est pas dans la certitude, il est préférable d’attendre, pour la simple raison que quand un enfant est prêt, c’est une évidence. De temps à autre, cependant, il faut aussi considérer la relation de l’enfant à ses camarades de classe qui vont entrer en première année, ou la relation de l’enfant à l’enseignant de première année. Il peut y avoir de rares exceptions où l’enfant n’est pas tout à fait prêt mais où les circonstances de la vie exigent qu’il serait préférable que l’enfant aille de l’avant …
Dans des pays comme la Scandinavie, où les enfants entrent forcément en première année âgés de sept ans, ce problème ne se pose pas… Lorsque l’âge usuel est de six ans, cependant, la probabilité qu’il ne soit pas prêt est si élevée, et le prix payé par l’enfant si énorme, que l’on doit avoir une vision claire de ce qu’est un enfant prêt aux apprentissages intellectuels afin de prendre la meilleure décision pour l’enfant… En dernière analyse, c’est l’observation attentive de l’enfant qui devrait guider les parents et les enseignants vers la décision à prendre pour cet enfant. On peut espérer que l’ange de l’enfant murmure à notre oreille et que nous écoutions attentivement.
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Alicia Benoit-Clark a enseigné l’éducation spéciale dans les écoles publiques pendant un certain nombre d’années. Elle est à présent jardinière d’enfant (pour les très jeunes) à la Green Mountain Waldorf School et a mis en place son propre groupe de jeu d’inspiration Waldorf à Walden. 

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Tête, cœur, mains : Un Bulletin Waldorf pour les familles est publié gratuitement par la Green Mountain Waldorf School, jardin d’enfant et garderie du Vermont. 
Cet article peut être reproduit librement tant qu’il n’est pas modifié et mentionne le présent avis.

Le passage des 6-7 ans… (II)

Créé par le 07 jan 2011 | Dans : Non classé, Pedagogie

http://theparentingpassageway.com/2010/04/26/readiness-for-waldorf-homeschool-first-grade/
Préparation à la classe de première année Waldorf
26 avril 2010 par Carrie

La préparation à la rentrée vous semble encore loin ? Pourtant, cette période de l’année est idéale pour commencer à y songer. Pour ceux d’entre vous qui ont un ou des enfants de 6 ans et qui envisagent d’instruire en famille selon la pédagogie Waldorf, c’est une décision importante. La norme en vigueur dans l’enseignement Waldorf, c’est que votre enfant doit avoir vécu sept Pâques avant de débuter la première année. Je recommande fortement de démarrer en première année lorsque votre enfant est au plus près de sept ans que possible, afin que votre enfant ait sept ans durant la majeure partie de la première année.

Il y a plusieurs raisons pour cela, que vous soyez d’accord ou non. L’instruction en famille est très différente de l’enseignement en école Waldorf, car il n’existe pas de groupe où les enfants plus âgés peuvent « porter » le plus jeune n’ayant que de six ans. Le second point, c’est que démarrer avec un enfant âgé de 6 ans en première année, et donc sept ans en deuxième année et huit en troisième année est que vous vous éloignez du programme Waldorf. La troisième année introduit par exemple les récits de l’Ancien Testament, parce que cela va parler à un enfant de neuf ans, mais pas avant. Les mythes nordiques de la quatrième année sont assez sombres et plus adaptés pour un enfant qui a dépassé le cap des neufs années.
Une autre raison pour commencer en première année à six ans et demi au plus tôt ou aussi près de sept ans que possible, c’est que je n’aime pas voir la fin de ce cycle « rogné ». Les sept premières années destinées à vraiment s’incarner dans le corps physique vont conduire à la réussite scolaire plus tard… Si les parents ont besoin d’aide pour avoir plus d’idées pour accompagner les enfants de six ans, je suis sûre que nous pouvons tous nous aider à ce sujet !

Voici quelques articles concernant ce sujet :
http://www.waldorflibrary.org/Journal_Articles/firstready.pdf
http://www.waldorflibrary.org/Journal_Articles/Gateways56FINALDRAFT.pdf
http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/articles-on-aspects-of-waldorf-education/articles-by-donna-simmons/first-grade-readiness.html
http://www.christopherushomeschool.org/learning-more/articles-on-aspects-of-waldorf-education/first-grade-readiness-help-your-child-by-getting-the-timing-right.html
Il existe même un ouvrage entier sur le sujet : http://www.steinercollege.edu/store/product.php?productid=18362&cat=845&page=1

Signes habituellement utilisés pour détecter que l’enfant est éventuellement prêt pour entrer en première année

Proportions du corps et caractéristiques
Proportion du corps de 1/6
Perte de la graisse de bébé et de la « bedaine »
Etirement et croissance des jambes
La taille et le cou sont plus marqués
Les articulations sont plus visibles
Le pied n’est plus plat
Les traits du visage n’ont plus un aspect de bébé (un enfant qui n’a pas été en mesure de subir les maladies infantiles peut s’avérer entravé dans cette évolution)
Courbe en S dans la colonne vertébrale

Deuxième dentition
Habituellement, un enfant de première année doit avoir au moins une dent qui bouge. (Si les deux parents, cependant, ont été en retard dans ce domaine étant petits, ce facteur ne devrait pas être autant pris en considération pour cet enfant en particulier).

Capacités physiques
Marcher sur une courbe ou une ligne
Attraper et lancer une balle
Sauter sur chaque pied
Sauter les pieds joints
Marcher en croix (la main droite avec le pied gauche, etc.)
Monter les escaliers en alternant les pieds sur chaque marche
Faire des noeuds, des boucles, maîtriser boutons et fermetures
Utiliser les doigts avec dextérité (couture, tricot à doigt, jouer à des jeux de doigts, etc.)
Coordination yeux/mains notamment, mais cela peut ne pas être fermement établi jusqu’à l’âge de neuf ans
Ne pas être indûment agité ou léthargique
Serrer la main avec le pouce séparé des doigts plutôt toute la main

Développement social et affectif
L’enfant prêt pour l’école développe des sentiments pour les besoins des autres, certaines orientations – la conscience sociale ; faire des choses pour d’autres – la planification, en pensant à les choses qui ne sont pas encore. Il n’a pas besoin d’objets pour jouer, il peut maintenant visualiser et imaginer plutôt que de devoir nécessairement posséder des objets.
Ce qui montre la séparation du concept – le monde intérieur – à partir du précepte – le monde extérieur. Il peut créer des amitiés durables ; jouer à des jeux où l’un décide et l’autre obéit.

Autres aptitudes sociales et affectives
Capacité à participer aux activités offertes
Capacité à prendre en charge ses besoins : manger, boire, se laver et aller aux toilettes
Capacité à partager l’attention des parents ou d’un enseignant
et d’attendre son tour
Capacité de suivre des instructions et mener à bien une tâche ou une activité
Pas trop dépendant d’un élément sécurisant (sucer son pouce, avoir un doudou, etc.)
Pas régulièrement en situation d’agresseur ou de victime, mais accepté par la plupart des autres enfants.

Dessin et Peinture
But conscient lors de l’élaboration des images
Dans la peinture, devient capable d’avoir en vue un objectif, tente de faire des formes ou de créer des effets spéciaux ; les peintures deviennent plus rigides, moins belles pour un temps, mais il se soucie moins du mélange des couleurs que des formes et dessins ; des constructions symétriques peuvent apparaître.

Contenu de l’image (principalement des dessins)
Des dessins symétriques, ce qui indique que la fonction double du cerveau a vu le jour ; maisons symétriques, souvent avec un arbre ou une fleur de chaque côté ; dessins symétriques dans lequel le document est divisé en deux moitiés, les arrangements sont de couleurs symétriques…
Des dessins qui rappellent le changement de dents, contenant des répétitions horizontales telles que les oiseaux qui volent, des rangées de montagnes, etc.
Des images avec une bande de ciel et de terre, manifestant une conscience de l’enfant du dessus et en dessous, plutôt que le sentiment de la plénitude.
L’utilisation de la diagonale (liée à la perspective). Escaliers en forme de triangles, par exemple.
Forme carrée pour la base de la maison
Des fenêtres avec des croix
Cheminée avec de la fumée (naissance de l’éthérique)
Des gens et des maisons sur l’herbe au bas de la page

La vie de l’âme

Signes que l’enfant est prêt dans sa volonté
Des objectifs conscients et initiatives apparaissent dans le jeu, le dessin, les travaux manuels ; conscience de soi comme créateur dans la distinction entre l’intérieur (le désir) et l’extérieur (résultat). A « la première puberté », cela conduit à des sentiments caractéristiques de la solitude et de l’incapacité qui peuvent être exprimé ainsi : « Je m’ennuie ». C’est une étape importante, car elle conduit à la base du respect naturel qui se retrouve dans les premières années scolaires – la prise de conscience par l’enfant qu’il y a des choses qu’il ne peut pas encore faire aussi bien que l’adulte.

Utilisation des membres vigoureuse, active, l’enfant aime à déplacer des meubles lourds et des souches et utiliser tous les tissus disponibles pour jouer.

L’enfant aime faire des courses (encore une fois, cela révèle la conscience du but).

Signes que l’enfant est prêt dans la vie du sentiment
La période difficile de la première puberté est précédée par plus de calme : l’enfant gère mieux ses sentiments, les interventions d’adultes sont moins nécessaires
L’enfant enveloppe des objets tels que des cadeaux (l’enfant « s’enveloppe autour de l’objet »)
Aime l’humour, les blagues, les comptines, les jeux de mots, les mots rigolos
Peut réciter des poèmes, ou tenir plus longtemps la note à la fin de la chanson (commence à se situer dans le domaine du rythme)
Aime à chuchoter, avoir des secrets (distinction entre intérieur et extérieur)
Peut tenir à raconter ses rêves (l’âme a fait un pas vers l’intérieur), est conscient de la différence entre la vie intérieure et extérieure. (Attention qu’il ne se contente pas d’imiter mes adultes ou tout simplement de raconter une histoire, ne pas interroger les enfants sur les rêves.)

Les signes que l’enfant est prêt dans le domaine de la pensée
Développement de la pensée causale (utilisation de «si», «parce que», et «donc», par exemple). « Si je lie ces chaînes ensemble, elles atteindront l’aire de jeu. » On le voit également dans la volonté de relier les choses ensemble avec du fil (tout ce qui touche au lier ensemble montre la pensée causale)
L’utilisation correcte de la conjugaison
Aime la ruse, la planification et la tactique
Aime l’humour, se maquiller ou répéter des devinettes simples. Il est préférable que l’adulte n’introduise pas de devinettes ou énigmes à cet âge, elles sont appropriés pour les enfants plus âgés
La mémoire devient consciente, les enfants peuvent, à volonté ou sur demande, répéter avec précision des chansons et des histoires
Parle couramment et de façon claire et peut exprimer des idées aisément et de bout en bout
Peut se concentrer sur une tâche choisie pour 10 à 15 minutes
L’imagination ne dépend plus d’objets de jeu, mais l’enfant peut visualiser (par exemple, peut construire une maison et puis, au lieu de disposer le couvert, il peut tout simplement parler de ce qu’il imagine). Les conversations et discussions entre les enfants prennent une place importante.
Ils font de vraies questions, et non des questions constantes typiques des plus jeunes qui multiplient les « pourquoi » ou d’autres questions pour le fait de demander et de parler – et de se rassurer aussi (ajout de la traductrice).
                                                                                      
École Waldorf de Detroit, 1999
Ma règle personnelle est donc que l’enfant ne devrait pas débuter la première classe avant sept ans, la seconde avant huit, etc., et que l’on peut très bien commencer en janvier, c’est là l’avantage de l’instruction en famille !

http://theparentingpassageway.com/2010/11/19/preparing-for-the-sixseven-year-change-the-importance-of-boundaries/
Note : je traduis la notion d’attachement parenting par celle de maternage et d’éducation respectueuse, faute de mots…

L’un des problèmes les plus pressants pour l’enfant d’âge préscolaire (enfants de trois ans et au-delà) est d’apprendre à faire face à des limites. Je constate que beaucoup de parents maternants, en particulier les jeunes parents, sont plutôt hésitants sur l’utilisation des limites. Il semble qu’ils assimilent les limites au fait de ne pas être un bon parent respectueux des besoins de l’enfant. L’éducation respectueuse ne signifie pas laisser l’enfant faire ce qu’ils veut au détriment des besoins du reste de la famille.

Les enfants font forcément des expériences avec des limites pendant les années allant de trois à six ans et au-delà ! Un enfant de trois ans ou trois ans et demi voit propre volonté émerger et cherche à être confronté aux règles de la famille. Il est également important pour l’enfant de découvrir les règles sociales au-delà de la famille immédiate. Un petit enfant a besoin de vous pour modèle. Nous sommes certainement gentils et respectueux à la maison, mais il y a aussi certaines manières d’agir à l’extérieur de notre maison en fonction de ce que nous faisons et de l’endroit où nous sommes. Quelles sont les règles de conduite dans le parc par rapport aux règles d’être dans un lieu de culte ? Ce sont des choses dont les petits enfants font l’apprentissage.

Un sentiment de bien et le mal ne peut être particulièrement suscité avant le changement de l’année des six/sept ans, mais cela ne signifie certainement pas qu’il faut laisser les choses aller, en attendant. Vous pouvez prendre votre enfant de quatre ans par la main pour aller dire vous-même « merci » au voisin qui lui a apporté un cadeau, même si votre enfant n’ose pas le faire lui-même. Vous pouvez emmener votre enfant dans un endroit calme lorsqu’il a comportement qui dérange. Vous pouvez aider votre tout-petit de trois ans et demi ou quatre ans à faire un dessin pour le petit frère qu’il a frappé, par exemple.

Si vous pouvez commencer à mettre ces limites en place lorsque les enfants sont petits, lorsque ils auront entre sept et neuf ans, ils viendront vous voir en tant qu’autorité d’amour que vous êtes. Ils verront que ce que vous dites signifie quelque chose et votre voix sera un guide de sagesse. L’autorité d’amour du parent est souvent comme une conscience de l’enfant dans ses efforts pour développer sa propre morale et sa propre action droite.

Mais les bases pour cela débutent dans la petite enfance. Je grince des dents quand je vois des enfants de trois ans et demi, quatre, cinq voire six ans faire ce qu’ils veulent faire sans aucun égard pour les sentiments des autres parce que le parent ne le guide pas à ce sujet. Oui, les enfants ont des crises de colère, les enfants ont de la difficulté à jouer ensemble, mais c’est passager. C’est la vie avec de petits enfants ! Toutefois, il est du devoir des parents de guider l’enfant vers des frontières qui existent, qui structurent et, oui, d’une manière douce. Il n’y a pas seulement une « voix » parentale qui agit avec le petit enfant. Il a besoin de votre présence physique.

Ce que vous faites aujourd’hui avec votre petit enfant est très important pour l’avenir de votre enfant et pour l’avenir de la société.

L’Avent en pratique

Créé par le 24 nov 2010 | Dans : Activites, jeux, Creations, Fetes, Non classé, Table des saisons

Avent vient du latin adventus, qui signifie que quelque chose arrive, advient…
L’Avent dure quatre semaines. Quatre, comme les 4 fêtes cardinales, les 4 saisons, etc.
http://www.pasaj.ch/l-origine-de-l-avent-article822.html

- Chaque semaine, on allume une nouvelle bougie sur la couronne de Noël. On allume la puis les bougies chaque soir.
http://www.pasaj.ch/la-couronne-de-l-avent-article67.html
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_avent_traditions.htm#Documents

- Les quatre anges : http://www.amourdelumiere.fr/textes.php?id=58
On accroche l’ange au dessus de la table, puis on lit le texte après avoir allumé la 1re/2e/3e/4e chandelle de la couronne de l’avent.
Peut-être ces quatre anges sont liés à cette explication ? http://users.skynet.be/etc/Art_Divers/Dgmk5290.html

- La table des saisons : introduire chaque semaine un élément du vivant.
Cela correspond à l’ordre d’éclosion du vivant. Et met en scène les quatre règnes.
Semaine 1 : minéraux
Semaine 2 : végétaux
Semaine 3 : animaux
Semaine 4 : l’Homme
Autre idée : faire figurer le chemin de Marie jusque l’étable (puis après Noël, l’arrivée des rois mages…).
Catherine : Je place le chemin la veille de la première journée de l’avent. La crèche est là, Marie et Joseph et le petit ange, et le chemin d’étoile (une pour chaque jour avant Noël). La première semaine, on y ajoute des minéraux (de beaux cristaux), la deuxième des végétaux (mousse, morceaux d’écorce, gland, bois, etc.). La troisième semaine, les animaux arrivent dans la crèche, les moutons et d’autres petits animaux le long du chemin, puis la quatrième semaine, les bergers arrivent.

- Les contes. Par exemple, le livre La lumière dans la lanterne.
Autres ouvrages ayant l’air intéressants :
http://www.priceminister.com/offer/buy/52680062/Mahe-Rosita-Le-Berger-A-La-Fleur-D-etoile-Livre.html
http://www.editions-triades.com/livres/livres-pour-enfants/pour-que-noel-puisse-venir-art1060.html
Autres contes : http://www.granby.net/~santschi/noel/nh08.htm
http://www.granby.net/~santschi/noel/nh07.htm
http://www.momes.net/histoiresillustrees/contesdemontagne/ange.html

Et ces contes, transmis par Catherine :
La naissance du soleil

De Starhawk, dans Circle Round, p.98

C’était le milieu de l’hiver et le soleil était rendu très vieux. Toute l’année, le soleil avait travaillé très fort. Jour après jour, il se couchait et se levait. Toute l’année, le soleil avait nourri tous les habitants de la terre en donnant de l’énergie aux arbres et aux fleurs et à l’herbe afin qu’ils puissent pousser et nourrir les animaux, les oiseaux, les insectes et les gens.

Maintenant, le pauvre soleil était fatigué et avait de la difficulté à se lever le matin. Peu de temps après être sorti du lit, il avait déjà besoin de retourner se coucher. Les journées raccourcissaient donc de plus en plus, et les nuits allongeaient, jusqu’à ce que le jour soit si court que ça ne valait presque plus la peine de se lever.

La nuit était triste pour le soleil. « Viens te reposer dans mes bras, mon enfant, dit-elle. Après tout, je suis ta mère. Tu es né de ma noirceur, il y a des millions d’années. Laisse-moi te bercer maintenant, comme je berce chaque étoile dans l’univers. »

La nuit enveloppa donc le soleil de ses grands bras, et la nuit fut effectivement très longue. « Pourquoi est-ce qu’il fait noir si longtemps, demandaient les enfants partout sur la terre. Quand le soleil sera-t-il de retour? »

« Le soleil est très fatigué, disaient les adultes. Mais peut-être que si vous, les enfants, le remerciez pour tout ce qu’il fait pour nous, la lumière reviendra peut-être au matin. »

Les enfants chantèrent de belles chansons au soleil. Puis, ils pensèrent à toutes les choses que le soleil leur donnait. « Merci de faire pousser les laitues et le maïs et le riz et le blé, dirent-ils » « Merci de faire pousser les arbres dans les forêts et les algues dans les océans et le krill qui nourrit les baleines. Merci de créer le vent qui amène la pluie.»

Chaque fois qu’un enfant disait merci, le soleil commençait à se réchauffer un petit peu et à donner un peu de lumière. Bien en sécurité dans les bras de la nuit, le soleil rajeunissait de plus en plus.

Finalement les enfants durent aller se coucher. « Nous allons resté réveiller pou voir le soleil se lever à nouveau, dirent les adultes. » « Est-ce qu’on peut rester debout nous aussi, demandèrent les enfants. » « Vous pouvez essayer, mais vous tomberez de fatigue, répondirent les adultes. Mais vous pouvez tous allumer une bougie, parce que chaque flamme est une étincelle du feu du soleil. Mettez votre chandelle dans un endroit bien choisi et elle veillera pour vous tandis que vous dormez et que vous rêvez au retour du soleil. »

Les enfants allumèrent leurs chandelles et les déposèrent dans un endroit sécuritaire et chaque flamme était une étincelle du feu du soleil. Puis, le soleil jeta un coup d’œil par-dessus les bras de la nuit, et vit les petits feux qui brillaient et commença à se réchauffer un peu plus, à donner un peu plus de lumière et à se sentir encore un peu plus jeune.

Tôt le matin, les adultes réveillèrent les enfants. Ensemble, ils grimpèrent jusqu’au sommet d’une colline et firent face à l’Est, en direction du soleil levant. Ils chantèrent de belles chansons au soleil et courraient partout pour se réchauffer. Ils attendaient pou voir ce que l’aurore apporterait.

Le ciel commença à passer du noir, à l’indigo, au bleu. Peu à peu, le ciel s’éclaircissait. Une lumière dorée apparut à l’horizon. La nuit entrouvrit ses grands bras, et dans un éclat de clarté, le soleil apparut, nouveau, fort et brillant.

Comme le soleil s’était bien reposé pendant la longue nuit et qu’il avait rajeunit grâce aux chansons et aux remerciements des enfants, il redevint jeune comme un petit bébé, né de la nuit une fois de plus.

« Le soleil revient ! Le soleil renaît aujourd’hui !, s’écriait tout le monde. Et ils dansèrent et ils chantèrent encore pour célébrer la naissance d’un nouveau jour, d’une nouvelle année.

Conte pour la spirale de l’Avent
Un chevreuil, un renard, un lapin, un écureuil, un ours.
Créer une spirale en soie, en mousse ou en branches de sapin.
La spirale est un chemin dans la forêt. Au centre, mettre une chandelle.

Il était une fois, une petite fille qui se retrouva perdue dans les bois. Elle jouait insouciante autour des arbres. Elle riait en courant le long des rives d’un petit ruisseau en regardant la lumière qui scintillait en coulant sur les nombreux cailloux colorés. Elle s’amusait tellement qu’elle ne regardait pas où elle allait, sans réaliser qu’il était tard et que la noirceur tombait et qu’elle ne savait plus comment retourner chez elle.

La noirceur enveloppait la forêt autour d’elle. Il n’y avait pas de lumière pour lui montrer le chemin à emprunter pour retourner à la maison. C’était le temps de l’année où les nuits froides d’hiver allongeaient de plus en plus chaque jour.

Elle avait une petite chandelle qu’elle transportait dans ses petites mains, mais elle n’avait pas de feu pour l’allumer. La petite fille avait peur et elle était perdue.

Elle était seule dans la sombre forêt quand soudain elle aperçut un chevreuil qui passait près d’elle. Le chevreuil ne semblait pas avoir peur d’elle. Il broutait l’herbe qui perçait à travers la neige. La douceur et le calme du chevreuil apaisèrent la jeune fille et l’aidèrent à oublier ses soucis. La petite fille continua sa route dans la forêt noire. Peut-être réussirait-elle à retrouver le petit ruisseau qu’elle avait suivi plus tôt et il la mènerait jusque chez elle.

La petite fille marchait dans le noir quand elle remarqua une petite lueur qui illuminait le chemin devant elle. D’où pouvait bien venir cette lumière alors qu’il n’y avait pas de lune ni d’étoiles qui brillaient dans le ciel cette nuit-là. À cet instant, un petit lapin sauta devant la petite fille dans le sentier. Les lapins sont habituellement peureux, mais celui-ci était sorti de sa cachette pour chercher à manger. De le voir devant elle lui donna le courage d’affronter sa peur. Elle continua sa route, remplie d’espoir.

Plus elle avançait, plus l’éclat de la lumière semblait s’aviver. Tout à coup, un renard apparut dans l’ombre de la lumière. « C’est un animal si rusé et intelligent, et capable d’agir rapidement et avec assurance, pensa-t-elle. » Le seul fait de penser au renard l’aida à se sentir plus confiante et à se rappeler que son esprit fin l’aidera à retrouver son chemin. Une fois de plus, elle reprit courage et continua à chercher le chemin qui la ramènerait chez elle. Elle continua d’avancer un peu plus vite sur le chemin sinueux qui semblait la guider vers la lumière. Peut-être s’agissait-il de la lumière d’un feu que quelqu’un avait allumé?

À sa grande surprise, dans la lueur de la nuit, elle aperçut un jeune écureuil. Il babillait en courant dans toutes les directions. « Les écureuils sont si travaillants, ils n’abandonnent jamais, ils sont toujours occupés à chercher des noix. ». Elle sentait que l’écureuil l’encourageait à ne pas abandonner, à continuer de chercher sa route. Ses pas lui paraissaient plus légers, malgré la noirceur. Elle continua sa route sur le chemin tortueux, en se rapprochant toujours plus de la lumière.

Puis, quand elle leva les yeux, elle avait peine à croire ce qu’il y avait devant elle. Était-ce possible? Parmi les arbres, un gros ours maladroit essayait de se trouver un abri pour passer l’hiver. L’ours n’avait pas peur de la noirceur. Il serait seul tout l’hiver, il dormirait dans les profondeurs de sa grotte sombre, bien au chaud. La petite fille se sentit soudainement comme l’ours. Elle n’avait plus peur de la noirceur, même si elle marchait seule dans les bois.

Elle suivait toujours le chemin sinueux, puis, quand elle tourna le coin, une lumière scintillante apparut devant elle. Elle s’approcha de la lumière et alluma sa petite chandelle. Maintenant, sa propre lumière illuminait la forêt et chassait la noirceur. À ce moment-là, son cœur se remplit de joie et de reconnaissance et ses peurs disparurent. Sa petite flamme l’éclairait et illuminait la route. Elle retrouva rapidement le chemin qui la mena chez elle.

- Calendrier de l’Avent : on peut y mettre des mots, des idées de préparatifs, des dessins…
Autre idée : épingler ou coller chaque jour une étoile sur le fond bleu de la table des saisons.

- La spirale de l’Avent : peut être faite au tout début de l’Avent
Lire le conte pour la spirale de l’Avent
http://laroseliere.csp.qc.ca/activites-avent.htm
http://www.steiner-waldorf.org/ecoles_steiner/strasbourg_trait-union-0912.pdf
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2009/12/our-advent-spiral.html
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2008/12/notre-spirale-de-lavent.html
http://www.fleurdepaix.com/fleur_parcours_fetes_festivals.htm
http://tellingplace.blogspot.com/2007/12/advent-spiral.html
Idée de création : http://maymomvt.blogspot.com/2008/11/spiraling-in.html

- Célébrer le solstice d’hiver. Renaissance du soleil…
Idées : http://www.paganisme.fr/paganisme/fetes-celtiques/yule
Lire le conte mentionné plus haut.

- Saint Nicolas
Conte de la Saint Nicolas : http://www.fleurdepaix.com/fetes_festivals.htm
Chansons : http://www.fete-enfants.com/saint-nicolas-enfants/saint-nicolas-chansons.html
Faire un Saint Nicolas : http://maymomvt.blogspot.com/2007/12/making-needle-felted-figure.html
Idées : Cuire des Jean bonhomme ou Mannele, brioches en forme de petits bonhommes.
Préparer un plateau avec une pomme ou une carotte pour l’âne sur un plateau ainsi que quelque chose pour le saint Nicolas (traditionnellement un verre de lait). Et, le lendemain matin les enfants trouvent le bol vide et la pomme grignotée, ainsi que des petits bonbons en santon et quelques menus cadeaux…

Polir les chaussures et les mettre à l’entrée. Catherine : « Nous avons cousu une petite pochette (canevas de coton imprimé avec une demi-pomme trempée dans la peinture) que nous laissons avec les souliers. St-Nicolas remplit les souliers de surprises, noix dorée, clémentines, canneberges séchées, chocolat si désiré, un crayon spécial, etc. »

- Autres fêtes : Sainte Lucie, etc. http://www.joyeux-noel.com/avantnoel.html
http://rhythmofthehome.com/winter-2010/santa-lucia-festival/

http://rhythmofthehome.com/winter-2010/santa-lucia-crown/

- Rois mages : contes et liens à voir ici http://apasdelutins.unblog.fr/2011/01/03/les-rois-et-la-nouvelle-annee/

(Un beau post de Catherine qui présente la table de l’Avent, l’ange, la spirale de l’Avent : http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2008/12/notre-spirale-de-lavent.html)
Lire aussi http://celebratetherhythmoflife.blogspot.com/2010/12/excerpt-from-rudolf-steiners-lecture-in.html

- Comptines et chansons pour l’Avent (transmises par Catherine qui les a apprises de Chalia) :
Spirale de l’Avent :
Je porte ma chandelle
dans la nuit

Je porte ma chandelle
dans la nuit

illumine, illumine
illumine mon coeur

ilumine, illumine,
illumine la nuit

- Vois ma petite bougie
briller dans la nuit,
oh que j’aime ça

Sa lueur, oh que j’aime ça
Sa lueur

Vois ma petite bougie
briller dans la nuit,
oh que j’aime ça

Sa lueur, oh que j’aime ça
Sa lueur

Pour l’Avent
C’est le temps de l’Avent,
mon coeur attend,
lumière qui descendra du ciel,
la nuit de Noël

En allumant la bougie de la couronne de l’Avent, chaque dimanche :
En attendant Noël
qui descendra du ciel
au coeur de l’hiver
sur notre sombre Terre

J’allume une bougie
qui brille dans la nuit

(le second dimanche) J’allume deux bougies
qui brillent dans la nuit

etc.

Solstice d’hiver
Le soleil renaît aujourd’hui aujourd’hui
après cette plus longue nuit
chantons et célébrons gaiement
le retour de ces chauds rayons

Idées d’aquarelles :
- ciel étoilé
- ciel avec neige (avec sel ou autre)
- sapin
- étampes : http://www.filthwizardry.com/2010/09/plasticine-stamp-printing.html

Idées de choses à faire :
- un tablier de contes pour l’Avent
- des bougies
- lanterne étoile
- un tapis pour la spirale de l’Avent
- une couronne
- des personnages : lutins, saint Nicolas, etc.
- des décorations
- des guirlandes en noix ou autre
- décorations en papier
- des étoiles en papier de soie
- mobile cloche du livre 1000 activités…
- idées d’emballage cadeaux originales du même ouvrage
- Chocolat cru aux épices de pain d’épices
- L’Avent dans la maison de poupées : petit sapin, petite crèche en fèves, guirlande flocons, etc.
- Sapin en laine cardée et feutrée
- Anges de l’Avent en structure bois
- Flocons en napperons papier
- Lanterne « cristal »
- Bonhomme pain d’épices en « vrai » et en laine
- Pliage serviette en sapin de Noël
- Gâteaux de Noël
- Vitraux faits en collant du papier de soie avec du blanc d’oeuf

Divers liens, en vrac :

- Couronne : http://www.lavieenvert-topiaire.com/topiaire/decorations-noel/13/couronnes.html
http://www.teteamodeler.com/vip2/nouveaux/creativite/fiche403.asp
http://www.teteamodeler.com/vip2/nouveaux/creativite/fiche393.asp
http://www.teteamodeler.com/boiteaoutils/creativite/fiche43.asp
Couronne fée Rosae (j’aime bien l’intro sur le conte, dommage qu’il n’en soit pas dit plus)
http://www.magazine-avantages.fr/,couronne-bucolique-de-la-fee-rosae,140,16689.asp

- En français, pour faire des étoiles : http://petitescroix-compagnie.over-blog.com/article-14354547.html
http://www.creavea.com/deco-de-noel_deco-de-nael-realiser-une-etoile-a-suspendre-en-papier_fiches-conseils_427-0.html
http://instantspapiers.canalblog.com/archives/2010/11/11/19577582.html
http://organiser-anniversaire.fr/bricolages/decoration-etoilee-pour-les-fetes-494
http://www.senbazuru.fr/files/category-no00ebl.php

Liens vers des créations à faire :
- http://maymomvt.blogspot.com/2008/11/spiraling-in.html

- http://twigandtoadstool.blogspot.com/2010/11/queen-winter.html
http://twigandtoadstool.blogspot.com/2010/12/let-there-be-light-illuminated-ice.html
http://twigandtoadstool.blogspot.com/2010/12/felt-shooting-stars-tutorial.html

- http://notesonanaria.blogspot.com/2010/11/christmas-rainbow-baby-tutorial.html

- Saint Nicolas : http://maymomvt.blogspot.com/2007/12/making-needle-felted-figure.html
- Saint Nicolas : http://maymomvt.blogspot.com/2007/12/making-needle-felted-figure.html
Personnage : http://momenttomomentdk.blogspot.com/2010/09/woolen-autumn-creation.html

- Diverses choses magnifiques : http://rhythmofthehome.com/celebration/
http://rhythmofthehome.com/winter-2010/festive-candles/

- Vitraux en blocs de cire : http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2008/12/le-jeudi-on-fait-du-bricolage.html

- http://madebyjoel.blogspot.com/2010/12/holiday-reindeer-cards.html

- http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2010/12/le-solstice-dhiver.html
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2010/12/crafting-and-crafting-some-more.html
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2010/12/une-jolie-decoration-pour-le-sapin.html
http://catherine-et-les-fees.blogspot.com/2010/11/le-calendrier-de-lavent.html

- http://weefolkart.com/content/gnome-snowflake-garland
http://weefolkart.com/content/santa-peg-gnome
http://weefolkart.com/content/felt-tree-forest
http://weefolkart.com/content/traditional-snowflakes-0
http://weefolkart.com/content/wool-roving-angels

- http://www.duofiberworks.com/journal/2010/3/4/tissue-paper-lantern-tutorial.html
http://www.duofiberworks.com/journal/2009/1/5/window-star-tutorial.html
http://www.duofiberworks.com/journal/2007/10/15/pinegnome-tutorial.html
http://www.duofiberworks.com/journal/2009/12/2/gnome-children-free-knitting-pattern.html
http://www.duofiberworks.com/journal/2007/11/18/fuzzy-firs.html
http://www.duofiberworks.com/storage/candleholder.pdf

- http://fairydustteaching.blogspot.com/2010/12/easy-peasy-santa.html

- http://watkinseveryflavorbean.blogspot.com/2010/12/christmas-is-coming.html
http://watkinseveryflavorbean.blogspot.com/2010/12/godly-play-advent-in-felt.html

- http://aupetitmondedelisa.blogspot.com/2010/12/decoration-bonhomme-de-pain-depices-en.html

- http://stecolargol.over-blog.com/50-comments-36691353.html

- http://www.flickr.com/photos/27913679@N04/2999460402/

- http://www.2travelandeat.com/France/faire.une.couronne.de.noel.html
http://www.2travelandeat.com/France/Fichiers.PDF/gateaux.pate.a.papier.pdf
http://www.2travelandeat.com/France/Fichiers.PDF/pliage.serviette.sapin.de.noel.en.papier.pdf

- http://www.creavea.com/feutrine_sapin-de-noel-en-feutrine_fiches-conseils_2-0.html

- http://dominiquelarcher.free.fr/old2003/objets/creche.pdf

- http://www.pomverte.com/Noelbric.htm#Lutins

- http://www.papa-noel.be/guirlande/noel/guirlande-noel-1.htm

- http://ecole.des.fees.free.fr/index.php/2010/12/08/spirale-et-table-dautomne/

- http://watkinseveryflavorbean.blogspot.com/2010/12/godly-play-advent-in-felt.html

- http://themagiconions.blogspot.com/2009/12/make-hanging-christmas-stars.html

- http://fairydustteaching.blogspot.com/2010/12/easy-peasy-santa.html

- Cuisine de Noël :
- Cuisine de Noël :
http://www.cleacuisine.fr/pains-et-viennoiseries/le-stollen-d-aude-et-autres-gourmandises-festives
http://mes2petitesmains.canalblog.com/archives/2009/12/07/16067094.html
http://www.2travelandeat.com/France/decoration.maison.en.pain.d.epices.vitraux.html
http://www.supertoinette.com/recette/550/brioche-couronne-avent-to.html

- Réflexions (en anglais) : http://celebratetherhythmoflife.blogspot.com/2010/12/quieting-and-excitement.html
http://celebratetherhythmoflife.blogspot.com/2010/12/marsha-johnsons-reminder.html
http://celebratetherhythmoflife.blogspot.com/2010/12/excerpt-from-rudolf-steiners-lecture-in.html

Aujourd’hui, j’ai fait une couronne de l’Avent.
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J’ai enroulé du fil de fer autour de branches

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J’ai eu envie de rajouter du raphia

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J’ai planté des bougies dans du fil de fer

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Je les ai décoré avec de la cire à modeler dorée et j’ai collé des pommes de pin

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Je suis allée chercher quelques branches de conifères près de chez moi et les ai planté dans la couronne

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Les lutins ont improvisé une activité découpage avec l’emballage de biscuits…

J’ai fait un deuxième petit sapin en laine feutrée
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Un lien vers des pas à pas en laine feutrée : http://feutre.canalblog.com/tag/Laine%20Cardée

Mes réalisations :
http://apasdelutins.unblog.fr/2010/11/26/pas-a-pas-de-figurines-de-lavent/
http://apasdelutins.unblog.fr/2010/12/09/tuto-pour-la-sainte-lucie/
http://apasdelutins.unblog.fr/2010/12/15/2127/

http://apasdelutins.unblog.fr/2010/12/22/solstice-dhiver-et-pleine-lune/
http://apasdelutins.unblog.fr/2010/12/13/sainte-lucie/
http://apasdelutins.unblog.fr/2010/12/10/le-petit-arbre/
http://apasdelutins.unblog.fr/2010/12/03/animaux-et-etoiles/
http://apasdelutins.unblog.fr/2010/12/27/noel-sen-est-venu/

Saint Martin et préparation de cadeaux

Créé par le 11 nov 2010 | Dans : Activites, jeux, Creations, Fetes, Non classé, Pedagogie

Pour accompagner le cadeau de Mehdi pour l’Aïd, j’ai confectionné ces accessoires :
Une petite piscine (découper un rond en feutrine et une bande de feutrine, coudre, c’est très facile)
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Un petit trampoline
Je n’ai pas retrouvé mon fil de fer, j’en ai donc utilisé un très fin, en faisant plusieurs tours
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J’ai coupé un rond en feutrine et une longue bande de feutrine. J’ai cousu la bande tout le tour. J’ai cousu le rond au tour, façon « ressorts ».
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Et pour aller avec, un petit « terrain », feutré à l’aiguille…
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Quelques images de notre Saint Martin :
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Un super lien pour les personnes désireuses de commencer avec la pédagogie Steiner, mais manquant d’idées…
http://ecole.des.fees.free.fr/index.php/2010/11/10/comment-commencer/
(avec téléchargement d’un petit guide en anglais)

Grâce à ce blog, je suis tombée sur cette expérience incroyable : http://aufildesjours-claudia.blogspot.com/2010/09/fabrication-dun-pile-maison.html

Toujours grâce à Monique, des contes inuit : http://www.avataq.qc.ca/fr/Section-pedagogique-et-multimedia/Fiches-d-activites-pour-les-enseignants/Activite-Langue
Je trouve que ce sont de très beaux contes, avec des idées d’activités diverses très intéressantes pour découvrir la culture inuit, avec un enfant d’âge d’école primaire.
Et les photos de personnages, tentes, animaux, traîneaux et autres accessoires sont très inspirants.

Lanternes et chants de la Saint Martin

Créé par le 09 nov 2010 | Dans : Activites, jeux, Creations, Fetes, Non classé, Table des saisons

Mon blog étant en maintenance hier, voici nos activités de la veille.

Dimanche soir, j’ai fini la « lanterne » en cire d’abeille, en aposant un ange en cire à modeler.
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Hier matin, nous avons fait d’autres lanternes.
Une en collant du papier de soie sur un ballon de baudruche.
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L’autre en collant des feuilles ramassées lors de la promenade du matin, sur un bocal en verre. Ce sera notre lumière pour écouter les contes (l’on en fera une autre à partir de la période de l’Avent).
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Walid aime vraiment l’histoire de la Saint Martin, et aussi écouter la chanson de la Saint Martin du cd de Popin…

Chants pour la Saint Martin :
Trotte, trotte Saint Martin (cd Les chansons Popin)
Trotte, trotte Saint Martin,
Avance et galope sur le grand chemin,
Trotte, trotte Saint Martin,
Avance et galope jusqu’à demain.

Arrête-toi au tournant,
Tu découvriras un très vieux mendiant,
Arrête-toi au tournant,
De te voir il sera tout content.

D’un seul et grand coup d’épée,
Brave Saint Martin a tout partagé,
Son manteau en deux moitiés,
Et l’une au mendiant est venu donner.

Vu sur le forum IEF Steiner :
Je marche avec ma lanterne
Je marche avec ma lanterne
Ma lanterne marche avec moi
Au ciel brillent les étoiles
Et moi je brille ici bas
Tout est fini, rentrons sans bruit
Ladigue, Ladigue, Ladon
Chante le coq
Miaule le chat
Ladigue, ladigue, ladon

Lorsque le train de lumières de St martin démarre, on chante encore :
Voici une mer de lumières
en l’honneur de St Martin
Ladigue, Ladigue, ladon

Chanson de la St Martin
Saint Martin, Saint Martin, Saint Martin
Chevauchait dans le vent et la neige
Son cheval le transportait bien vite,
Il allait dans le froid, le cœur léger,
Enveloppé dans son épais manteau.

Dans la neige, dans la neige,
Dans la neige, était assis un pauvre homme
Qui n’avait pas d’habits, seulement des guenilles.
« Oh, aidez-moi, soulagez ma misère,
Ou le froid amer sera ma mort »

Saint Martin, Saint Martin, Saint Martin
Tira sur la bride de son cheval
Et s’arrêta près du brave homme.
Il prit son épée et trancha
Son épais manteau en deux moitiés.

Saint Martin, Saint Martin, Saint Martin donna la moitié du manteau
Le mendiant voulut vite le remercier
Mais Saint Martin partit rapidement,
S’en alla avec son demi manteau.

Saint Martin se met tranquillement au repos
et c’est alors que le Seigneur lui apparaît en rêve
Celui ci s’exprime : « Je te remercie, toi cavalier,
pour ce que tu m’as fait ».

J’ai fait une tentative de filage de laine manuel.
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Cela donne un gros fil !
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J’ai essayé de voir ce que ça donne en le crochetant au doigt. Hmm, je crois que ce serait mieux d’utiliser ce genre de fil pour tisser !
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En attendant, j’ai fait une sorte de mini couronne, avec.
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Voici la table des saisons avec les deux ajouts du jour.
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L’après-midi, nous avons préparé des cadeaux pour l’anniversaire de mon chum.

Un dessin aux blocs de cire et avec collage de feuilles, toujours sur le thème de la lumière.
Le mien
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Celui de Walid
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Celui de Mehdi
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Walid et Mehdi ont feutré un coeur en laine. (A noter : attention aux consignes qu’on donne ! J’avais conseillé à Walid : « Appuie plus fort ! » et il a appuyé si fort qu’il a cassé les quatre aiguilles en même temps !!).
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De mon côté, j’ai commencé un petit ange, mi en feutrant à l’aiguille, mi en feutrant au savon…

Walid a aussi beaucoup joué…
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Je remarque que faire quelques activités manuelles créatives nourrit toujours son imaginaire ;)

Visite sympathique et liens d’activités

Créé par le 07 nov 2010 | Dans : Activites, jeux, Creations, Non classé, Pedagogie, Sorties/vacances

Voici divers textes à lire : https://www.educ.usherbrooke.ca/~08326938/PDFonline.pdf
http://www.steiner-waldorf.org/actualite/memoire_travaux_textiles.pdf
http://www.steiner-waldorf.org/ecoles_steiner/strasbourg-la_poupee.pdf

En cherchant quelques petits tutos pour des vêtements de poupée, j’ai trouvé quelques liens très sympathiques…

Activités très chouettes (en page 1) : http://happydoll.canalblog.com/tag/petits%20papiers
Page 2, vous trouverez aussi une très belle guirlande en papier origami…

Tuto et idées de petits personnages : http://www.flickr.com/photos/princessnimblethimble/sets/72157594279192350/

Tricoter une poupée en laine et divers vêtements : http://latelierdececile.blogs.marieclaireidees.com/vetements-de-poupee/

Sinon, nous avons passé 24 heures chez Maman des saisons et sa petite famille, quelle belle rencontre !
Nous nous sommes beaucoup promenés dans les beaux environs !
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Les enfants ont mangé des mûres
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Walid admire…
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Les enfants ont joué avec de beaux jouets Steiner…
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Et écouté quelques contes
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Maman des saisons nous a aussi régalé avec ses bons plats végétariens et/ou crus !

Hier, Mehdi a voulu faire comme son père : se couper les cheveux…
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Nous sommes allés sur un petit marché artisanal où les enfants ont été fascinés par les cochons
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Et il y avait de magnifiques toilettes sèches tout en bambou, lampes et tabouret inclus…
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