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Eurythmie et aquarelle

Créé par le 27 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Non classé, Pedagogie

Hier, nous avons enfin fait notre premier cours d’eurythmie (enfin, moi, le second !), depuis le temps que j’attendais ça !
J’ai trouvé que cela était très inspirant, que ce soit le cours pour les enfants (3-6 ans) que pour les adultes.
Walid a participé activement et a même suivi la moitié du cours pour adultes en nous imitant !
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Le cours pour adulte était vraiment merveilleux, j’ai hâte de participer au prochain !
J’ai appris que l’eurythmie permettait de travailler sur le corps éthérique et aussi que les enfants se nourrissaient des forces éthériques des parents pour leurs croissance, les premières années. Cela m’a beaucoup parlé…

Mon amie Isabel m’a prêté l’ouvrage, malheureusement épuisé, Les moins de 7 ans, d’Elisabeth Grunélius. Je l’ai commencé et il me semble que c’est un ouvrage merveilleux, idéal pour les parents désirant en savoir plus sur la pédagogie Steiner, mais aussi précieux pour les parents qui ont envie d’approfondir leur réflexion, pratiquer avec davantage de conscience, etc. Je suis consciente que j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour arriver à être un modèle, notamment dans ma gestion du stress ou encore dans ma façon d’être directive, etc. et je sens que des lectures de ce genre m’inspirent beaucoup !
On en trouve un extrait sur ce site :
http://waldorfalamaison.wordpress.com/vie-quotidienne/les-moins-de-sept-ans/

Ce matin, nous avons fait de l’aquarelle. J’ai utilisé du papier plus épais que d’habitude et je trouve que cela fonctionne mieux ainsi.
D’abord de la peinture libre.
La peinture de Walid, qui dit avoir fait un escargot et un dragon :
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Celle de Mehdi :
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La mienne (j’ai commencé sans idée de but et ai finalement dessiné une graine) :
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Puis, comme nous étions bien lancés, nous avons fait la peinture du conte que j’ai écrit sur ce blog hier, The Noble Candle.
La peinture de Walid
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La mienne (qui a ensuite coulé) :
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L’autre peinture libre de Mehdi :
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Bientôt la Chandeleur !

Créé par le 26 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Fetes, Non classé, Recettes, alimentation

C’est bientôt la Chandeleur et, comme nous partons bientôt (finalement samedi, ouf, ça me laisse un peu plus de temps pour les choses à régler !) pour quelques jours, nous avons préparé les bougies ce matin.

Un texte que j’ai traduit, qui avait été mis sur le forum IEF Steiner…

La Chandeleur et le jour de la marmotte

Le 2 février est l’un des grands jours centraux qui composent la roue de l’année. Il tombe à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps et, dans de nombreuses traditions, est considéré comme le début du printemps.

L’éveil du sol
En Europe occidentale, c’est le temps de préparer les champs pour les premiers semis. Même à Seattle, vous pouvez commencer à tourner et à enrichir le sol en prévision des premières semailles, en Mars. C’est un moment important dans une communauté qui dépend de la terre pour sa subsistance. Les champs ont été purifiés et des présents ont été faits à la déesse.

Voici une chanson médiévale anglo-saxonne, enregistrée par Berger, qui était dite par l’agriculteur alors qu’il creusait le premier sillon.

Au sein de la Grande Terre
Mère des hommes.
Dans le giron de Dieu,
déployez-vous, croissez.
Soyez remplis de fourrage
Pour subvenir à nos besoins.

L’agriculteur prenez ensuite une miche de pain, pétrie avec de l’eau bénite et du lait et la plaçait dans le premier sillon, en disant :

Terre généreuse,
Faites sortir du fourrage pour les hommes !
Que les fleurs colorées,
fassent de nous des heureux.
Et, ô Dieu, qui a créé la terre,
Accorde-nous les bienfaits de la croissance,
Que le maïs, le blé,
puissent subvenir à nos besoins.

Les promesses du retour de la lumière et du renouveau de la vie qui sont nées au solstice d’hiver sont en train de devenir manifestes. C’est l’aube de l’année. C’est le moment où une femme qui est enceinte commence à montrer ses rondeurs. Il est temps de glisser hors de l’hibernation de l’hiver, avec précaution, comme la marmotte qui est censée émerger précisément en ce jour pour voir si elle voit son ombre. C’est le moment de la germination. Il s’agit d’un temps traditionnel pour un nouveau départ.

Le point central de la fête de la Chandeleur devrait être la création de bougies ! Vous pouvez choisir une méthode simple : utiliser des feuilles de cire d’abeille et les rouler autour de la mèche, ou faire fondre la cire dans un pot, au bain-marie, puis tremper la mèche dans la cire fondue, attachée à un bâton pour les jeunes enfants. Avoir une casserole d’eau froide à portée de main pour tremper le cône entre les trempettes dans la cire chaude.

Instructions pour préparer des bougies
Nouer une mèche d’environ 10 pouces de long sur un petit bâton robuste.
Plongez-la dans la cire à plusieurs reprises et, lorsqu’elle a refroidi un peu, tirez la mèche entre les doigts pour la redresser.
Pour obtenir des bougies de 6-8 cm de long, faites fondre la cire dans l’eau à côté du pot : quand vous plongez, la mèche passe par la cire et fait une plus longue bougie.
Continuez jusqu’à ce que la bougie soit de la taille désirée, de la largeur d’un doigt ou un peu plus.
Entre les trempettes dans la cire chaudes, plongez la bougie dans un bain d’eau froide pour éviter les brûlures.
Vous pouvez faire deux mèches sur un bâton et faire ainsi une « paire » de bougies reliées par la mèche. C’est un joli cadeau.

Vous pouvez également mettre en place une mèche double et, quand les bougies sont larges d’environ un tiers ou la moitié et sont encore chaudes, vous pouvez les tourner l’une autour de l’autre, ce qui donne une bougie de jolie forme, et continuer encore à la plonger dans la cire un peu. On obtiendra une bougie avec deux mèches !

Pour les jeunes enfants, placez une protection sur le plancher, faites fondre la cire au bain-marie, puis placez le récipient sur une table basse recouverte de papier, et un récipient d’eau froide juste à côté, et demandez aux enfants de plonger dans la cire chaud, dans l’eau froide, et de marcher autour et autour en cercle jusqu’à ce que la bougie soit faite.

Le repas

La Chandeleur est un jour parfait pour se réunir autour de la bonne nourriture. Les aliments des champs et de la récolte sont un bon choix, car ils mettent l’accent sur les nouvelles cultures sur le point d’être plantées. Du pain frais maison est encore mieux, et le pain doit être pétri par tous les membres de la famille, si possible, avant de lever et cuire au four.
Avec du bon pain, peut venir de la soupe aux légumes et du flan avec une pincée de muscade sur le dessus.

Bien sûr, nous mangeons à la chandelle en cette nuit et d’évitons d’allumer les lumières artificielles pendant toute la soirée. Une lecture à haute voix à la lueur des chandelles rend la soirée spéciale et aller au lit avec une bougie est mémorable. Sans parler de prendre le bain du soir à la chandelle !

Voici de bonnes recettes :

Pain frais de la Terre
4 tasses de farine de blé complet
1/2 sachet de levure de boulanger
1 cuillère à café de sel
3 cuillères à café de miel
1 tasse d’eau chaude
1 œuf

Délayer la levure avec l’eau tiède et le miel, puis laisser reposer un peu. Y incorporer un œuf. Ajouter la farine peu à peu, ainsi que le sel. Pétrir la pâte, qui doit être ferme et lisse.
Façonner en un ou plusieurs pains et laisser lever sous un torchon, dans un endroit chaud, jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume.
Enfourner à 200 °C, jusqu’à ce que le ou les pains soient dorés.

Poëlée de copieux légumes d’hiver
1 gros oignon, haché finement
3 gousses d’ail, hachées
1/3 de tasse de beurre
Des légumes

Faire sauter les légumes avec le beurre jusqu’à ce qu’ils ramollissent et commencent à brunir.
Ajouter 2 cubes de bouillon de poulet ou de bouillon de légumes. Bien mélanger, puis ajouter :
4 tasses de légumes frais, y compris les patates douces, poireaux, haricots verts, les cubes de courge fraîche, choux, carottes, brocoli, ou d’autres légumes-racines.
1-2 boîtes de haricots, cuits, noirs, pinto, ou des haricots pour le chili.
2 cuillères à soupe de persil frais haché
1 petit pot de pesto
Du Tabasco si vous l’aimez ou un peu de piment en poudre
Laissez mijoter jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Puis ajoutez 1 sac de pois congelés, si vous le souhaitez, Saupoudrez de fromage râpé ou de cuillères à soupe de crème fraîche, ou encore de carrés de pain grillé. Miam !

Flans
1 litre de lait, de la crème si vous en avez
4 œufs, battus
½ tasse de sucre brun ou de sucre complet ou de miel
Noix de muscade

Battre les oeufs, puis les battre avec le lait-crème. Incorporer le sucre jusqu’à consistance homogène. Verser dans 4 ramequins en verre. Saupoudrer de noix de muscade. Dans un plat plus grand, versez de l’eau chaude, placer le plat au four, puis placez les ramequins en verre dans l’eau chaude, et cuire au four à 180 degrés jusqu’à ce que la crème soit figée.
Délicieux chaud ou froid.

Les voeux

Bénédiction des abeilles

Seigneur Dieu, Tout-Puissant,
toi qui as créé le ciel et la terre,
et tous les animaux qui vivent dans l’air
et sur la terre, pour l’usage de l’homme ;
Toi qui as ordonné que
les ministres de ta sainte Eglise
devraient allumer des bougies faites de cire d’abeille,
envoie ta bénédiction sur ces abeilles,
pour qu’elles puissent se multiplier
et être productives
et être préservées de tout danger,
de sorte que le produit de leur travail
peut être utilisé pour ton honneur.

Tiré du Coran

Et ton Seigneur inspira l’abeille à construire des maisons dans les montagnes et les arbres,
et dans (les ruches) qu’ils construisent pour vous.
Et de manger de tous les fruits, suivant la conception de votre Seigneur, précisément.
De leur ventre est issue une boisson de différentes couleurs, laquelle est source de santé pour les gens.
Cela devrait être une preuve (suffisante) pour les gens qui réfléchissent.

Louée soit cette chandelle

Louée soit cette chandelle dans ma main
Louées les flammes où je me tiens
Loués les visages qui sont ici
Loué le monde en cette nuit !

M. Johnson, 2006

Douce Abeille

Abeille, douce abeille
tu fais du miel tellement doux
Le parfum de cire dans ma main,
est remplie de la bonté de la terre.

M. Johnson, 2003

Rêves pour les champs

Au cœur d’une froide, sombre et longue nuit,
la vive morsure de l’hiver sévit.
Mais sous la croûte de neige et de terre,
congelée encore sous une couche de poussière,
la vie grouille, frémit, en plein essor,
les racines s’abreuvent et se restaurent.
Sur les branches, les bourgeons enflent
Dans les ruches, les abeilles ronflent.
Toute la nature semble annoncer, en chantant :
Bientôt nous allons tous accueillir le printemps !

M. Johnson, 2006

Je n’ai pas tout traduit…

La joie du Jour de la marmotte
(par Barbara Walker)

Il y a des ombres que vous faites dans le soleil,
Il y a des ombres que vous faites avec la lampe,
Il y a des ombres qui se cachent dans la forêt
Si vous racontez des histoires effrayantes au camp.
Il y a des ombres que vous faites avec vos doigts,
Des ombres que vous faites juste pour jouer,
Mais l’ombre qui est célèbre est celle de la Marmotte,
Quand elle dit si l’hiver est sur le point de finir.

Sortons très tôt ce matin
Et regardons son ombre, mon fils;
Cela n’est peut être pas très scientifique,
Mais tu dois admettre que c’est amusant !

L’ombre de la marmotte

Une marmotte vit profondément dans le sol.
Elle dort tout l’hiver.
Et chaque année, à cette époque,
Elle se réveille et se demande,
« Est-il temps de sortir du lit
Ou de me blottir sous les couvertures ?  »
Alors, elle passe la tête vers le haut, hors de la terre.
Va-t-elle voir son ombre ?

Voici une petite marmotte

Voici une petite marmotte
poilue et brune
Elle s’en vient
regarder tout autour d’elle
Si elle voit son ombre
Elle redescend
pour six semaines de plus
loin des neiges de l’hiver.

A lire aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_la_marmotte

La Chandeleur correspond aussi à la fête d’Imbolc et de Brigitte, j’ai fait un article sur ce sujet dans le Grandir Autrement de Janvier, pour lequel j’avais traduit quelques uns des versets ci-dessus, ainsi que ce conte :

Voici un conte traduit de l’anglais, de The Noble Candle, de Kristie Burns. Il peut servir à un travail de peinture à l’aquarelle (peindre un grand cercle rouge, peindre toute la surface en jaune, repeindre à nouveau le grand cercle rouge, puis peindre tout l’extérieur du cercle en bleu).

Il était une fois la lueur rougeâtre d’une chandelle qui voulait célébrer la Chandeleur de toute sa splendeur. Elle brillerait toute la nuit, même si quelqu’un voulait lui souffler dessus, elle répandrait son grand cercle de lumière tout autour d’elle durant la nuit entière. Elle était si fière de sa lueur rouge qu’elle se demanda : pourquoi est-ce que je ne brillerais que la nuit ? Je pourrais également briller toute la journée ! 
Alors, elle ne s’éteint pas quand le matin s’annonça et brilla tout au long de la matinée et de l’après-midi. Quand le soleil descendit à hauteur de la fenêtre, il la vit et s’exclama : « Quoi, cette chandelle voudrait rivaliser avec moi ? Ah, mais c’est moi le plus brillant de la terre ! » Alors le soleil se glissa dans la chambre pour éteindre la bougie. Il essaya et essaya encore, mais la lueur de la chandelle ne fit que faiblir et tourner à l’orange. Le soleil dut se résoudre à abandonner, car il était l’heure pour lui de se coucher. La bougie se concentra très très fort, rassembla toutes ses forces et retrouva à nouveau sa vive coloration rouge. Quand la lune bleue la vit par la fenêtre, elle se dit : « Qu’est-ce que cette lueur, là-dedans ? Je suis la seule à pouvoir briller, cette nuit ! » La lune bleue se faufila dans la chambre et essaya elle aussi de souffler sur la bougie. Mais elle était moins forte que le soleil et, elle avait beau s’approcher, elle n’arrivait pas à l’atteindre. Elle essaya encore et encore, mais finalement, elle dut partir à son tour.
Au beau matin, lorsque les enfants entrèrent dans la chambre, ils trouvèrent la chandelle toute resplendissante, entourée de murs verts – les couleurs de Noël et de la Chandeleur. Et la petite bougie sourit car elle savait qu’un cœur vif et chaleureux est plus fort que tout !

Autre conte : http://www.fleurdepaix.com/fetes_festivals.htm

A lire aussi : http://ecole.des.fees.free.fr/index.php/2011/01/23/imbolc-1er-fevrier/
http://ancienthearth2.blogspot.com/2011/02/happy-st-brigids-and-happy-candlemas.html
http://ecole.des.fees.free.fr/index.php/2011/02/01/une-histoire-pour-imbolc-par-starhawk/
http://ecole.des.fees.free.fr/index.php/2011/02/02/celebration-dimbolc/

Autre citation :
« Brigit, avec sa baguette blanche, souffle la vie dans la bouche du mort Hiver pour lui faire ouvrir les yeux aux larmes et aux sourires, aux soupirs et aux rires du printemps. »
Alexander Carmichael, Carmica Gadelica.

Pour faire des crêpes crues :
http://www.crusinesante.com/fr/recettes/recettes-vivantes/dejeuners/crepes-crues-chocolatees-davoine-et-de-lin-a-la-banane

http://veganbio.typepad.com/veg_anbio/2010/02/des-crêpes-crues-.html?cid=6a00e55220468f88330120a8bda8cf970b

http://alternativesante.superforum.fr/t836-crepe-de-smoothie

http://deshydrateur.org/crepes-de-fruits-deshydrates/

http://graindeciel.over-blog.com/article-galettes-croustillantes-au-sarrasin-48785757.html

Je ne sais pas trop comment on peut décorer la table des saisons pour l’occasion, peut-être faire un jardin de lumière ?

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On a fait des bougies enroulées sur elles-mêmes, des paires de bougies, des bougies simples, des bougies colorées en orange…
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Mehdi se prépare déjà à souffler !
Et nous avons aussi essayé des bougies entièrement en cire à modeler…
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Mehdi est content de sa « belle chambre »…
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Nous avons dessiné un ours.
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Yoga du matin
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Toujours les joies du cru !
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J’ai oublié de dire qu’à présent que mon corps s’est deshabitué des aliments cuits et transformés depuis plus longtemps que d’habitude, je redécouvre parfois le goût des choses…
Pour les smoothies verts, par exemple, j’apprécie à présent les smoothies avec du persil, du céleri et trouve même ça délicieux !

Yaourts, fromages, sandwichs crus

Créé par le 24 jan 2011 | Dans : Non classé, Recettes, alimentation

J’ai envie de trouver des recettes ludiques pour les enfants, alors j’ai traduit quelques unes de ces recettes :
http://www.comfortablyraw.com/Comfortably_Raw/Comfortably_Raw%3A_Children.html
Je ne pense pas qu’il faille nécessairement copier des choses connues, mais j’ai trouvé les photos appétissantes et changeant du quotidien…
C’est assez gras, sucré et salé, mais c’est intéressant pour des repas festifs.

Yaourts de noix de coco
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Ingrédients :
1 tasse de noix de coco jeune(s)
1 tasse d’eau de coco jeune(s)
1/2 citron, pressé en jus
1 et 1/2 c. à soupe d’agave
1 c. à soupe à soupe de beurre de coco
1 cuillère à soupe d’extrait de vanille

(photo avec une mangue)

Mélanger tous les ingrédients ensemble jusqu’à ce que tout soit bien mélangé. Servir avec des fruits, noix ou autre…

Fourmis sur une bûche

Ingrédients :
Pour un fromage :
1/2 tasse de noix de cajou, trempées 4 heures, puis rincées
1/2 tasse de graines de tournesol, trempées 4 heures, puis rincés
1/2 tasse d’eau filtrée
1/2 tasse de poivron rouge
2 cuillères à soupe de levure maltée
2 cuillères à soupe de beurre d’amandes
2 cuillères à soupe de jus de citron
1 c. à soupe de curcuma
1 c. à café de sel marin
1 gousse d’ail

Pour du beurre d’arachide :
1/4 tasse de beurre d’amande
3 cuillères à soupe d’arachides brutes (réduites en poudre dans le moulin à café)
2 cuillères à soupe de sirop d’agave
1 cuillère à café de beurre de coco
1/8 c. à café de sel

Également nécessaires :
céleri, coupé en bâtonnets
beurre d’amandes (facultatif)
raisins secs

Mélanger tous les ingrédients du fromage jusqu’à ce que bien mélangé. Si vous faites aussi du beurre d’arachide, mélanger tous les ingrédients jusqu’à ce que bien mélangé. Servir avec des bâtonnets de céleri au fromage, beurre d’amande et/ou le beurre d’arachide et garni avec des raisins secs.

Pop-corn fromagé
Pour le fromage :
1/2 tasse de noix de cajou, trempées 4 heures, puis rincées
1/2 tasse de graines de tournesol, trempées 4 heures, puis rincées
1/2 tasse d’eau filtrée
1/2 tasse de poivron rouge
2 cuillères à soupe de levure maltée
2 cuillères à soupe de beurre d’amandes
2 cuillères à soupe de jus de citron
1 c. à soupe de curcuma
1 c. à café de sel marin
1 gousse d’ail

Il faut également :
2 grosses têtes de chou-fleur, coupées en petits morceaux

Mélanger tous les ingrédients du fromage.
Dans un grand bol, mélanger le chou-fleur et fromage jusqu’à ce que le chou-fleur soit bien couvert. Étaler sur deux plateaux de déshydrateur. Déshydrater à 105 degrés farenheit pour 3-8 heures, selon le degré de dureté vous le souhaitez. Plus vous les laissez longtemps, plus ils auront une consistance croustillante.

Sandwich « beurre-confiture »
Pour le pain :
1 et 1/3 de tasses de kamut, trempés toute une nuit, puis germé pendant 1 ou 2 jours, ce qui donne 3 tasses
2 tasses de tomates séchées, trempées pendant 30 minutes
3 grosses dattes ou 6 petites, trempées pendant 20 minutes
1 tasse de graines de lin, en poudre
5 tasses de courgettes, pelées et hachées
2 avocats
1 oignon moyen
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 cuillères à soupe de jus de citron
1 cuillère à café de sel de mer

Pour la confiture de fraises :
2 tasses de fraises
2 cuillères à soupe de sirop d’agave

Également nécessaires :
Beurre d’amandes

Faire le pain en mixant tous les ingrédients dans un robot culinaire : vous pouvez avoir besoin de le faire en deux étapes, si votre robot n’est pas assez grand. Commencez par le kamut, les tomates séchées et les oignons pour s’assurer que ces éléments plus difficiles soient bien mixés. Ajouter tous les autres articles et mélanger jusqu’à consistance lisse.
Étalez la préparation sur deux feuilles Teflex ou de papier ciré, à l’aide d’une spatule pour étaler uniformément. Déshydrater à 105 degrés Farenheit pendant 3 heures, puis retourner et retirer les feuilles Teflex et déshydrater 6-8 heures supplémentaires.
Couper le pain avec un couteau à pizza ou un autre couteau, en 3 sections dans chaque direction, ce qui donne 9 tranches de pain par bac, et 18 tranches au total.
Faire la confiture de fraises en mixant les ingrédients. Placer la purée de fraises sur une feuille de déshydrateur Teflex et déshydrater à 105 degrés F jusqu’à ce que la pâte soit comme du cuir, soit environ 6-10 heures.
Faire tremper le cuir de fraises dans le réfrigérateur dans un bol d’eau filtrée, pendant 30-60 minutes, en utilisant juste assez d’eau pour couvrir. Mélangez bien.
Préparez vos sandwiches en répartissant le beurre d’amande et la confiture de fraises sur les sandwiches. Couper les sandwichs en deux et servir.
Facultatif : Au lieu d’utiliser du beurre d’amande, essayez de faire du beurre d’arachide en suivant les ingrédients et les instructions citées plus haut.

Nuggets sans poulet
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Pour les nuggets :
1 tasse de lentilles trempées toute une nuit, puis germées pendant 2-3 jours, ce qui donne 3 tasses
2 tasses de carottes, hachées grossièrement
1/2 tasse de graines de lin, passées au moulin à café
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 gousse d’ail
1 cuillère à soupe d’assaisonnement à volaille
2 cuillères à café de sel de mer

Pour la panure :
1/2 tasse de graines de lin doré, passées au moulin à café
1/2 cuillère à café de sel de mer
1/4 c. à café de paprika
1 c. à café d’assaisonnement pour volaille

Pour la sauce aux prunes :
3 prunes
1 cuillère à soupe de miel ou de sirop d’agave
1 cuillère à café de Shoyu
1/2 cuillère à café d’ail
1/2 cuillère à café de gingembre

Mixer tous les ingrédients pour les nuggets dans un robot culinaire.
Mélanger tous les ingrédients de la chapelure dans un petit bol.
Rouler les nuggets en petites boules (environ 1 cuillerée à soupe de mélange), puis les rouler dans la chapelure. Aplatir en forme de nuggets. Déposer sur une plaque et déshydrater à 105 degrés F pendant 8-12 heures. Dans un robot culinaire ou au blender, mixer les ingrédients de la sauce aux prunes. Servir avec la sauce aux prunes.

Glace à la vanille
1 tasse de noix de cajou, trempées 4 heures, puis rincées
1 tasse de noix de coco jeunes
1 tasse de l’eau de coco
1/2 tasse de sirop d’agave
2 cuillère à soupe d’extrait de vanille
1 cuillère à soupe d’huile de noix de coco
1/2 cuillère à café de sel de mer

Mixer tous les ingrédients. Verser dans un récipient de stockage et mettre au réfrigérateur pour refroidir pendant plusieurs heures, ou dans le congélateur pendant 1 à 2 heures. Suivre les instructions de votre sorbetière. Cela devrait prendre environ 20 minutes pour une crème glacée molle. Si vous préférez une consistance plus dure, verser la crème glacée de nouveau dans votre réservoir de stockage et congelez. Elle doit être dure au bout d’une heure ou deux.

Si vous n’avez pas de sorbetière, vous pouvez faire la crème glacée de plusieurs manières différentes. Notamment en agitant le mélange régulièrement, lors de la congélation. Ou encore en utilisant un extracteur de jus…

Cookies

Pour la pâte :
1 tasse de flocons d’avoine, passés au moulin à café
1/2 tasse de farine de noix de coco
1/2 tasse de sirop d’agave
4 cuillères à soupe de beurre de noix de coco
1 c. à soupe de vanille
1/8 de cuillère à café de sel de mer

Pour les pépites de chocolat :
2 c. à soupe de cacao en poudre
1 cuillère à soupe de poudre de caroube
2 cuillère à soupe de sirop d’agave
1/2 cuillère à soupe d’huile de noix de coco

Faire les pépites de chocolat en faisant d’abord fondre la noix de coco, soit dans un déshydrateur, soit au bain-marie. Dans un petit bol, bien mélanger ensemble tous les ingrédients de ces pépites de chocolat.
Étaler le chocolat sur une feuille de déshydrateur Teflex et placer au congélateur pendant 2 heures. Une fois congelés, retirer du Teflex et couper en petits morceaux. Conserver au congélateur jusqu’au moment de les utiliser.
Faire les cookies en mélangeant tous les ingrédients, et en ajoutant les pépites de chocolat en dernier.
Rouler en boules et aplatir pour former des biscuits, puis déposer sur une plaque de déshydrateur. Déshydrater à 105 degrés F. pendant 6-8 heures.
A noter : On peut remplacer la farine de coco par de la farine d’amandes (réduite au moulin à café).

Tarte crémeuse banane-chocolat

Pour la croûte:
3/4 tasse de noisettes
3/4 tasse de cacao
3 cuillères à soupe de sirop d’agave
2 cuillères à soupe de beurre de coco
1 pincée de sel de mer

Pour la sauce au chocolat :
3 c. à soupe d’huile de coco
3 c. à soupe de poudre de caroube
3 c. à soupe de cacao en poudre
2 c. à soupe de sirop d’Agave

Pour la crème de noix de coco :
2 tasses de noix de coco jeunes
4 c. à soupe d’huile de coco
4 cuillères à soupe se sirop d’agave
2 c. à café d’extrait de vanille

Il faut également :
2-3 bananes, tranchées

Pour la croûte, mixer les ingrédients. Aplatir la pâte sur un plat à tarte en appuyant doucement sur les côtés de la plaque. Mettre au réfrigérateur pendant la préparation de la sauce au chocolat.
Faire la sauce au chocolat en commençant par faire fondre l’huile de coco, soit dans un déshydrateur soit au bain-marie. Dans un petit bol, bien mélanger l’ensemble des ingrédients de la sauce. Étaler la sauce au chocolat sur la pâte à tarte. Mettre au réfrigérateur pendant 10 minutes.
Placer des tranches de bananes sur le dessus de la sauce au chocolat, de manière à couvrir uniformément toute la tarte.
Faire la crème de noix de coco en mélangeant tous les ingrédients dans un mixer. Répartir la crème de noix de coco sur le dessus de la couche de bananes. Utiliser une spatule pour étaler uniformément. Garnir avec de la poudre de cacao ou de caroube.
Laisser refroidir au réfrigérateur 1-2 heures avant de servir.

J’ai aussi trouvé cette recette de fromage :
http://www.crusinesante.com/fr/recettes/recettes-vivantes/fromages-et-pates/fromage-de-noix-de-cajou
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Recette de yaourt :
http://veganbio.typepad.com/veg_anbio/2009/09/yogurt-damandes-et-cajou.html

Autres recettes appétissantes :
http://tripdecru.wordpress.com/2009/07/18/bronzage-et-pieds-sales/
http://tripdecru.wordpress.com/2009/06/22/avant-le-silence/

Cru, famille et menstrues…

Créé par le 23 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Non classé, Recettes, alimentation

Les lutins sont très attirés par le cru en ce moment !
Ils mangent beaucoup de fruits, quelques fruits secs ou séchés, Mehdi affectionne les smoothies de bananes ou jus de clémentines, et sont davantage portés vers les crudités diverses.

L’autre jour, Olivier, qui est si rarement porté à cuisiner, a même préparé toute une salade pour lui et ses frères.
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Avec un peu de bananes, pour goûter le mélange. Miam !
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Hier, comme j’avais envie de gras, j’ai fait une tarte aux kiwis. Comme j’avais vu une recette sur le blog de Catherine qui avait l’air appétissante, je m’en suis inspirée de mémoire.
J’ai mixé 200g de noix de cajou, 50 g de noix, 6 dattes et une grosse cuillère à soupe de purée de sésame. J’ai étalé une pâte, j’ai mixé une banane pour faire une sauce et j’ai rajouté des tranches de kiwis. J’ai trouvé ça très bon, chum aussi, mais, par contre, les enfants ne sont pas du tout attirés par les gâteaux, crus ou cuits, en ce moment.

Puis j’ai concocté ce petit buffet cru à base de carottes râpées, raisins secs, fenouil râpé, oignons, pommes, chou-fleur, mâche, graines de tournesol…
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J’ai particulièrement aimé le mélange carottes et fenouil et Mehdi, lui, s’est découvert une passion pour les carottes aux graines de tournesol.
Quant aux autres lutins, ils ont tellement aimé que j’ai dû vite râper à nouveau des carottes, couper un oignon, refaire de la sauce, etc. !
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Et le « dessert » pour eux : des galettes que leur papa avait concocté !
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Cela a néanmoins été presque un repas tout cru pour eux et leur père.

Hier, j’ai senti que j’étais en période de menstruations car j’ai justement soudain eu cette envie de manger gras ! Et une faim de loup. Comme le premier jour de mes règles, habituellement… En fait, le processus était donc déjà enclenché, mais sans pertes les premiers temps et très très très peu depuis… Cela dit, je m’en doutais car non seulement j’avais des sensations qui accompagnent d’habitude le saignement, mais en plus nous sommes en période de pleine lune, donc la période « dedans » depuis cet été où, avec le cru, mon cycle s’est réaligné avec la lune.
C’est quelque chose qui m’avait d’ailleurs émerveillée en lisant La fille de Jacob : découvrir que nous sommes a priori programmées pour avoir nos menstruations en même temps (si nous les avons). Que le cycle des femmes peut donc être synchronisé… Et j’avais noté que, dans le roman, il était dit que les femmes les avait moins longtemps que les femmes d’aujourd’hui…
Je pense donc que les menstruations ne sont pas nécessaires, si le corps n’a pas besoin de se libérer de toxines. Le cycle s’accomplit tout de même, et les sensations sont là pour nous rassurer en la matière, mais l’utérus ne saigne pas, tout simplement. J’ai lu que beaucoup de végétaliennes et crudivores, notamment ayant une alimentation peu grasse, pouvaient ne plus avoir de menstruations. Je pense que de toute façon, quand les humains étaient nomades et précaires, les femmes ne pouvaient pas se permettre de perdre tout ce sang que les femmes d’aujourd’hui ont tendance à perdre et qu’un corps féminin n’est donc pas nécessairement programmé pour saigner au moment de l’évacuation de l’endomètre. J’ai d’ailleurs lu que celui-ci était réabsorbé par le corps par diverses espèces animales : est-ce qui se passe avec les femmes qui ne saignent pas ?
Voici quelques articles intéressants sur le sujet : http://againstscience.com/2008/12/31/menstruation-an-amendable-illness-as-the-religions-said/ (pour une – mauvaise – traduction en français : http://translate.google.fr/translate?js=n&prev=_t&hl=fr&ie=UTF-8&layout=2&eotf=1&sl=en&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fagainstscience.com%2F2008%2F12%2F31%2Fmenstruation-an-amendable-illness-as-the-religions-said%2F)

http://veganbio.typepad.com/veg_anbio/2010/02/cycle-menstruel-et-alimentation-vivante.html
Quoi qu’il en soit, il semble donc que mon corps se dirige par là. La première pensée qui m’est venue à l’esprit est que cela me donnerait l’opportunité de partir à l’aventure de par le monde avec uniquement mes vêtements, si l’envie m’en prenait !
Pour autant, je ne considérais plus le sang comme un ennemi depuis des années et j’avais même appris peu à peu à savoir l’apprivoiser et retenir le flux, au besoin.
Mon corps, lui, j’ai l’impression, s’est senti légèrement stressé de cette nouveauté et j’ai d’ailleurs dû lutter avec une forte attirance pour le gluten ;) Beaucoup de repos et me voici beaucoup moins affamée…

A part cela, nos vacances approchent puisque nous partons dans quelques jours et cela se ressent sur mon envie de créer ou d’entreprendre des activités avec les lutins. D’ailleurs, ceux-ci en demandent très peu, en ce moment. Il n’y a guère qu’Olivier qui a répondu présent et a apprécié notamment monter un marche-pied (y mettre les vis). Alors, comme chaque dimanche en ce mois de janvier, je range un peu… parfois aidée ou seule !

Qui l’eut cru ?

Créé par le 18 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Non classé, Recettes, alimentation

A présent que nous nous levons plus tôt, j’ai le temps de faire quelques étirements matinaux et les lutins aiment bien m’imiter.
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Walid trace les lettres de son nom partout : dehors, avec des pièces, etc.
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Aujourd’hui, nous avons profité du beau temps en passant presque toute la journée en sorties.
Quelle bouffée d’air !

J’ai envie de témoigner pourquoi je sens que l’alimentation 80/10/10 est bonne pour moi, notamment en réponse à certaines idées sur le cru qui m’ont parfois déstabilisée.

- « Les fruits refroidissent ». L’on dit des fruits qu’ils sont des aliments froids qui refroidissent le corps, le rafraîchissent. Il est vrai que je les trouve très désaltérants en été mais, par temps froid, je ne trouve pas que cela me refroidisse, personnellement. J’ai entendu des crudivores dirent que les fruits n’étaient pas pour les personnes frileuses, notamment. J’étais pourtant très frileuse il y a encore un an… Je ne dis pas que je ne suis plus frileuse, mais je supporte nettement mieux le froid, à part si je suis fatiguée. Je trouve justement qu’à condition de manger suffisamment de calories de fruits, ceux-ci apportent de quoi permettre la combustion nécessaire à la digestion, ce qui permet aussi de réchauffer l’organisme.

- « Les fruits sont sucrés et le sucre est mauvais ». Je ne répondrais pas en détail à cet argument car d’autres l’ont fait mieux que moi, mais je voulais dire que je fais une énorme différence entre le sucre naturel et le sucre concentré (fruits séchés, sirops végétaux, miel, sucres rafinés, etc.). Devrait-on arrêter de manger des légumes sous prétexte qu’ils sont naturellement salés, voire sucrés ? Et, pour les tout-petits, devrait-on remplacer le lait maternel, naturellement très sucré, par du lait (maternel ou autre) dont on aurait ôté le sucre ? Bien sûr, les enfants ont sans doute des besoins en sucre différents des nôtres, mais il n’en reste pas moins que je pense que le sucre n’est pas à diaboliser en soi. De plus, j’avoue que je suis perplexe en entendant des crudivores critiquer les fruits, tout en vantant les mérites des cures de smoothies verts ! Si des fruits mélangés à des feuilles vertes sont si bons pour l’organisme qu’ils le remettent pour ainsi dire à neuf quand on ne consomme presque que ça, pourquoi en limiter sa consommation, si on se sent bien avec ça ? Evidemment, je pense qu’il est important d’équilibrer l’apport acide et basique et donc consommer des feuilles vertes et des légumes, les fruits comme les légumes me semblant importants dans une alimentation équilibrée !
Enfin, je dois dire que le fait d’entendre ce genre d’arguments de la part de personnes ayant une alimentation instincto me semble quelque peu paradoxale, c’est comme s’il fallait fuir les aliments qui nous feraient le plus envie alors qu’il me semble qu’être instincto, c’est justement être à l’écoute de ses instincts alimentaires (et de ce qui se passe en nous après avoir mangé ?). Je pense sincèrement que la nature nous a fait être attirés par les aliments sucrés pour une question de survie : d’une part, parce que le bébé doit aimer le lait de sa mère, mais aussi parce qu’à l’état sauvage, il y a sans doute plus d’arbres fruitiers que de légumes sauvages, surtout dans les forêts équatoriales d’où nous sommes issus, par exemple.

Ainsi, pour ma part, j’ai envie de poursuivre dans cette voie, tout en étant à l’écoute de mes envies et des sensations éprouvées. Et je trouve que les aliments gras – sauf en toutes petites quantités – comme les fruits secs, les huiles végétales, etc., brouillent mes sensations, me donnent la tentation de revenir vers des aliments cuits encore plus gras, m’affaiblissent. Quant au graines germées, je n’en consomme que très ponctuellement car, en définitive, elles ne m’attirent que rarement et je sens qu’elles ne me conviennent pas réellement.
Pour autant, je ne me jette pas sur les bananes, j’en mange en moyenne 4 par jour dans mon smoothie du soir (bananes, caroube et quelques noisettes), parfois une de plus, mais rarement davantage. Par goût, je suppose. J’apprécie beaucoup les fruits juteux, comme les kiwis, en ce moment (et certains sont locaux…). Une des frustrations est que j’ai beaucoup de difficulté à trouver de (bonnes) mangues en ce moment, alors ces jours-ci je compose entre les pommes que j’utilise dans mes jus verts, les kiwis, les agrumes (mais qui sont bien acidifiants), quelques kakis ou ananas parfois et les bananes.
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Ces derniers jours, je me sens attirée par les aliments oranges alors j’ai improvisé cette recette de potimarron râpé en ajoutant des graines de sésame, des raisins secs et quelques gouttes de citron.
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Faux printemps

Créé par le 17 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Non classé

Depuis une dizaine de jours, le temps est vraiment printanier : il pleut ou il fait beau sans faire vraiment froid…

Nous avons cueilli des fleurs et les avons posé là où un petit chat s’est fait renverser par une voiture…
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Walid a voulu dessiner une fleur…
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à sa façon ;)

Walid a appris les règles de son nouveau jeu à son grand frère !
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J’ai fini mes projets de crochets.
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Chou-fleur trempé dans de la purée de cacahuètes (sans doute pas crue mais j’ai eu une subite envie de cacahuètes !
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Essai d’une sauce salade crue avec une orange : une orange, du céleri et une gousse d’ail passés à l’extracteur de jus.
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La joie d’un dîner en tête à tête avec un seul enfant (et après avoir passé plusieurs heures à ranger et nettoyer ensemble, c’est encore plus appréciable !) ;)

Puis j’ai fini la sauce avec du chou romanesco, miam !
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La traversée d’un petit désert…

Créé par le 14 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Non classé

Ces jours-ci ont été difficiles avec des nuits très courtes parce que Mehdi ne dormait pas (il commence à être un peu malade) et une forte douleur de dents du fait d’une dent de sagesse qui n’a toujours pas poussé…
Cela m’a donné l’impression d’être complètement morcelée et il m’a fallu beaucoup me reposer.
De ce fait, ce matin, je me suis réveillée en ayant vraiment faim (la douleur fatigue l’organisme ou en tout cas le stresse) et j’ai commis l’erreur de céder à mon envie de fruits secs (et donc de gras). Du coup, cela a été loin de combler mon manque de calories et j’ai ensuite cédé à mon envie de cuit… Quoi qu’il en soit, cela me confirme qu’il faut au maximum que j’évite de manger du gras, surtout en début de repas !

J’ai tout de même fini cette oie, commencée il y a quelques jours…
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Les lutins ont joué…
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Nous avons raconté La soupe au caillou.
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Puis, ce matin, nous avons dessiné notre soupe au caillou…
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Walid était très enthousiaste à dessiner ce matin, d’habitude il ne dessine pas longtemps, par exemple, car ça le fatigue vite. Là, il voulait sans cesse ajouter des détails, il a par exemple dessiné un frigidaire et des meubles, autour de la soupe !

Nous avons trouvé un jeu de société que j’aime bien et qui, ouf, a détrôné la première place des jeux de société préférés chez Walid (ce qui change de La bonne paye que j’avais eu le malheur de garder à la maison et à laquelle je n’aime pas du tout jouer).
C’est Le secret des moines, un jeu fabriqué en France, tout près de chez nous : http://www.jeuxfk.fr/jouer-en-famille/secret-des-moines.html
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Même si personnellement je n’aime pas trop les jeux de société (en tout cas, je n’aime pas y jouer trop souvent) et que je trouve que Walid est encore jeune, je trouve que cela a du bon pour lui car, ensuite, il est comme « rechargé » et se lance alors dans des jeux libres comme enrichis d’imagination…

Aujourd’hui, par exemple, il a mis en scène des combats de dragon…
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Puis il a logé dragon, chevalier et autre dans sa maison…
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Ensuite, il y a mis de nombreux animaux en expliquant que le chevalier venait de les recevoir pour Noël. Quelle joie dans ses yeux quand il m’a raconté ça !
Enfin, ils viennent de se lancer dans la réparation de leur chambre, à ce que j’en ai entendu…

Un jeu de doigt trouvé ici : http://celebratetherhythmoflife.blogspot.com/2011/01/snowmen-finger-play.html
Cinq bonhommes de neige
dans le froid de l’hiver.
Le premier dit : « Réveillez-vous, il est temps de jouer ! »
Le second dit : « Dégourdissons-nous les pieds dans le jardin. »
Le troisième dit : « Tournons, tournons en rond. »
Le quatrième dit : « Courons, courons, courons. »
Le cinquième dit : « J’ai peur, le soleil est là. »
« Oh mince ! », crient les bonhommes de neige
en regardant vers le ciel.
Alors les bonhommes de neige
fondent en disant au revoir !

Défis…

Créé par le 11 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Non classé, Pedagogie

En ce moment, je me sens animée de suffisamment de force pour repousser certaines limites et je me suis posée quelques défis :
- Tout d’abord, continuer sur la voie du 100 % cru avec peu de matière grasse, en essayant de consommer les aliments sous leur forme la plus originelle (sans ajout ni mélange, sauf pour les jus et smoothies). Je sens que ça me permet d’habiter pleinement mon corps et me donne aussi encore plus d’énergie.
- M’aligner sur des rythmes de sommeil plus proches de ceux de la nature (je suis déjà en bonne voie).
- Essayer de faire une séance d’activité physique chaque jour ou presque (entre les séances à l’extérieur, ça me manque et, à la maison, je n’arrive pas à faire plus de quelques minutes toute seule, pour le moment, je ne me sens pas assez déterminée).
- Maîtriser des activités manuelles nouvelles : cette semaine, j’ai commencé à me mettre un peu au crochet. Au cours de l’année, j’aimerais aborder le modelage du bois, faire de vannerie, peut-être un peu de poterie ?
- Lire de l’anglais, en traduire (j’ai déjà commencé et cela commence déjà à redevenir plus facile). J’espère pouvoir acquérir rapidement le curriculum de première année d’instruction : en attendant, je vais continuer à lire quelques textes en anglais sur la pédagogie en général.
- Et, le tout, en y allant à un rythme approprié, sans pression !

Ma volonté, on peut le voir, est culminante en ce moment, cela tombe bien car j’aborde le second exercice décrit par Steiner pour apprendre à maîtriser sa volonté (après celui de la maîtrise de la pensée).
Je pense qu’en fait, ma volonté a commencé à se réveiller dès que je suis allée au bout du premier exercice…
Pour plus d’informations sur ces exercices, je vous invite à visiter le forum IEF Steiner !

A part ça, toute la famille vit le défi de passer quelques jours sans télé ! Les lutins ne la regardaient pas beaucoup ces derniers mois mais, depuis un mois, ils avaient tendance à y revenir bien davantage. Mais le défi est surtout pour leur papa, dont c’était souvent un moyen de détente avant de dormir…
Mon espoir est de s’en passer complètement, mais nous verrons bien quel choix sera fait ! L’expérience ne peut de toute façon qu’être positive, même si elle ne dure que quelques jours.

Pour l’instant, je m’entraîne à faire des choses simples au crochet.
J’avais commencé avec mon livre mais n’avais pas bien compris certains détails de mailles car les photos et explications n’étaient pas assez explicites.
Ce blog m’a mieux aidé :
http://boiteatresor.canalblog.com/archives/tous_mes_tutos/index.html
On y trouve aussi de beaux tutos de feuilles et de fleurs !
Je commence par faire un rond, je m’essaierai ensuite au carré…
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Un exemple d’encas cru :
un peu de potimarron prélevé avant de cuire le reste. En forme de part de melon, c’est encore plus appétissant !
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Mehdi fait des perles
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Walid adore plier un peu de linge, en ce moment.
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Aujourd’hui, nous avons coupé les savons que nous avions fabriqué l’autre jour.
Comme ils sentent bons et ont une texture agréable ! Il ne reste plus qu’à les laisser suffisamment sécher…
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Et nous avons enchaîné sur un atelier de feutrage.
J’ai fait un ananas, un grand-père et une grand-mère…
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… que Mehdi s’est empressé d’adopter !

Week-end joyeux

Créé par le 10 jan 2011 | Dans : Activites, jeux, Creations, Non classé

Ce week-end, nous avons été conviés au mariage d’amis.
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Nous avons rangé et changé de place certaines choses…
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Le meuble composé de paniers est uniquement rempli de laine cardée et de feutrine, ça prend une sacré place !

J’ai fait un tablier d’hiver, pour les contes.
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Les lutins l’adorent !

Et nous avons fait cette lanterne, pour l’accompagner.
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Le passage des 6-7 ans… (IV)

Créé par le 07 jan 2011 | Dans : Non classé, Pedagogie

http://www.waldorflibrary.org/Journal_Articles/Gateways56FINALDRAFT.pdf (page 22)

Préparation à la classe de première année : Le développement de la mémoire et la transformation du jeu
Louise deForest

Cet article fait partie de la prochaine publication WECAN Ressources pour les enfants en âge de première classe : idées et outils pour les enseignants Waldorf, édité par Nancy Blanning. Ce volume très attendu inclura des avis de professeurs expérimentés, médecins, éducateurs thérapeutes et autres personnes sur ce qu’il faut rechercher chez les enfants qui se préparent à la transition vers l’école primaire, ainsi que des exemples de procédures effectivement utilisées, dans plusieurs contextes différents. Parmi les contributeurs, Joan Almon, Michaela Glöckler, Audrey McAllen, Ruth Ker, et Nancy Blanning. Le livre devrait être disponible d’ici Juin 2009.

Il est de plus en plus évident pour ceux d’entre nous qui travaillent dans le domaine éducatif que l’âge auquel un enfant entre en première année peut s’avérer très important en termes de réussite scolaire et sociale, tout au long du processus éducatif et au-delà. Un enfant qui est trop jeune pour la première année, bien que présentant visiblement de nombreux premiers signes de maturité, peut se trouver à travailler trop fort pour maintenir le rythme des premières années, sans jamais avoir le sentiment qu’il s’inscrit pleinement dans le programme ou le monde social de ses camarades de classe. Pour certains, ce sentiment d’avoir à pédaler très vite pour rester sur un pied d’égalité avec les autres demeure présent à l’âge adulte, et ils gardent toujours le sentiment qu’ils ne sont pas tout à fait à la hauteur. D’autres peuvent avoir le sentiment qu’il y a encore quelque chose d’inachevé dans leur enfance et leur croissance. Au début de ma carrière d’enseignante, j’ai eu la grande chance de travailler avec un professeur de la petite enfance très expérimenté et inspirant. Lorsque je lui ai demandé ce qui, dans sa vie l’avait conduit à enseigner en jardin d’enfant, elle a répondu en toute sincérité, « Je suis entrée en première classe quand j’avais cinq ans. »
Pour les enfants qui entrent en première classe plus âgés que l’âge idéal, il y a aussi des dangers et des répercussions à long terme ; comme nous le savons, notre programme est basé sur la compréhension qu’avait Rudolf Steiner du développement humain et le contenu des enseignements principaux de chaque classe est axé sur la nécessité de répondre aux besoins de ce stade de développement particulier. Un enfant qui est trop vieux présente l’inconvénient de passer par des seuils de développement sans l’accompagnement de ses camarades de classe ou du programme, ce qui laisse chez l’enfant un sentiment d’isolement et de différence. Beaucoup de ces enfants ne sont pas pris en charge par le programme et ne se sentent pas intégrés dans le monde social de la classe, perdent rapidement leur intérêt envers l’école et les études, peuvent devenir sous-performants et jamais tout à fait se débarrasser du sentiment d’être différent.
Dans beaucoup de nos écoles, cependant, il n’y a pas de conseiller pédagogique et les enseignants n’ont souvent pas l’expérience, les connaissances ou suffisamment de confiance pour évaluer la maturité requise. Les signes de cette dernière sont souvent confus et contradictoires, est-ce la perte des dents ou la croissance des molaires qui est un signal ? La question est d’autant plus épineuse que chaque enfant se développe selon son rythme individuel propre ; l’un pourrait présenter tous les signes de maturité physique mais être socialement immature, tandis qu’un autre pourrait être suffisamment « éveillé », mais toujours en cours de développement physique. Trop souvent, nous ne nous basons que sur la date de naissance pour laisser un enfant entrer dans les premières classes.

Mais les enfants sont toujours en train de nous révéler leurs besoins, si seulement nous savons lire les signes. Tout ce qu’ils font, que ce soit en marchant, jouant, marchant, et même la façon dont ils tombent malades, révèle quelque chose d’unique à leur sujet et sur leur stade de développement. Ils veulent être vus par nous, et c’est à nous de développer la capacité de les observer de manière objective, sans idées préconçues ou jugements, et de transposer nos observations dans le contexte du développement humain. Dans cette optique, pour qui ce qu’il en est, j’ai trouvé dans la lecture de la conférence de Rudolf Steiner « Formation pratique dans la pensée » (Karlsruhe, 18 Janvier 1909 ; disponible dans l’Anthroposophie dans la vie quotidienne) très utile, car elle donne des exercices très spécifiques pour développer à la fois notre réflexion et notre capacité à observer.
Dans le chapitre trois de son livre, Les trois premières années de l’enfant, basé sur la pensée de Rudolf Steiner, Karl König parle des trois phases de développement de la mémoire au cours des sept premières années. Chaque être humain expérimente ces trois types de mémoire (en effet, toute l’humanité est passée par cette évolution de la mémoire) et, si nous savons être attentifs, nous pouvons voir la transformation de l’un à l’autre. Le premier type de la mémoire, qui a débuté dans le développement de l’Atlantide, est appelé Mémoire spatiale et localisée et est souvent confondue avec la mémoire plus tardive de Mémoire temporelle. Cette Mémoire localisée, cependant, est complètement dépendante de la stimulation extérieure, et une mémoire ne vient à l’esprit parce que quelque chose dans l’environnement de l’enfant a rappelé quelque chose à cet enfant.
Un enfant peut aller se promener avec ses parents, par exemple, et tout à coup commencer à décrire la maison de sa grand-mère, avec tous les détails. Les parents remarquent alors que la mémoire de leur jeune enfant est déjà bien développée, mais ce qui s’est réellement passé, c’est que l’enfant a vu quelque chose – un arbre, des fleurs, une maison de la même couleur – et, à travers cet objet, les « souvenirs » de la maison de sa grand-mère ont pu ressurgir . Le même enfant ne serait pas en mesure de décrire à quoi la maison de sa grand-mère ressemble si ses parents lui demandaient de le faire, mais une fois que la mémoire est déclenchée, pour ainsi dire, tous les détails abondent. Cette étape dure jusqu’à la seconde et troisième année de vie.
Dans le jeu des tout-petits, nous pouvons aussi observer que l’activité intérieure de l’imagination et de la créativité ne jouent pas un rôle essentiel ; mais plutôt, que c’est la curiosité, l’instinct de bouger et la nécessité de comprendre le monde qui se manifestent tout au long de sa journée. L’occupation préférée du très jeune enfant, comme tous les parents le savent, est de frapper des casseroles et poêles, grimper sur et dans tous les endroits possibles, poser une chose sur une autre, etc. Une promenade est souvent une expérience atroce pour l’adulte qui essaie d’aller d’un point à un autre, alors que l’enfant a besoin de toucher, goûter, d’observer et d’interagir avec tout ce qui croise son chemin. Je me souviens, avec une certaine honte et un peu de regret, combien j’étais exaspérée par l’à peu près constant jet d’objets – nourriture, cuillères, tasses – que mes enfants lançaient du plateau de leur chaise haute, et je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’ils étaient motivés par la joie de voir leur mère en être tellement frustrée. Mais si nous voulons vraiment observer ce qu’ils font, nous en venons à comprendre qu’ils essaient en fait de découvrir les lois de la nature, des choses qui nous semblent évidentes, à nous autres, adultes. Le monde matériel est tellement nouveau pour nos petits et ils passent leurs premières années à découvrir comment cela fonctionne : la gravité va tirer un objet, n’importe quel objet, vers le bas, peu importe combien de fois vous le lâchez ; ce qui est en haut doit descendre, et ainsi de suite. Je me souviens d’un de mes enfants assis dans la baignoire alors que l’eau coulait du robinet ; pendant des semaines, il ne cessait d’essayer d’attraper l’eau du robinet, avec une intense concentration. Jusqu’à ce qu’il l’ait répété assez de fois pour apprendre une leçon essentielle sur la nature fluide de l’eau ; et alors il retourna joyeusement aux jeux d’éclaboussures et de verser.

Quelque part entre deux et trois ans, on commence à remarquer un changement tant dans le fonctionnement de la mémoire que dans le jeu de l’enfant. Steiner parle de cette époque comme étant celle de la naissance du moi, quand un enfant reconnaît qu’il est séparé et a une existence propre. Mon plus jeune fils, Ry, alors âgé de deux ans et demi, s’est réveillé un matin et, comme s’il était ivre, courait partout dans la maison en chantant : « Je suis Ry. Ry, je suis. Moi, Ry. » Ce ravissement a duré toute la journée et, tandis qu’il continua à être le garçon très actif et turbulent qu’il avait toujours été, il a aussi été différent à partir de ce jour. Dans le jeu, aussi, on commence à noter que les enfants commencent à faire semblant. A présent, ils cuisinent, prennent soin des bébés, vont travailler (s’ils ont des parents enseignants Waldorf, ils vont à des réunions), et sont mamans, papas et bébés. Au début, ils jouent à des jeux en lien avec la vie quotidienne, en imitant ce qu’ils voient dans leurs propres maisons. Ils ne jouent pas réellement ensemble, mais ils jouent au même jeu, côte à côte. Petit à petit, au cours des prochaines années, l’activité de faire semblant devient plus élaborée, le jeu devient moins centré sur les activités en lien avec la vie quotidienne et ils jouent à imiter diverses activités du monde qui les entoure. Tout à coup, nous avons des charpentiers, médecins, chasse-neige et enseignants et, au lieu de juste jouer côte à côte, les enfants jouent ensemble, en interaction. Entre trois et cinq ans et demi, le jeu devient extrêmement créatif et imaginatif, et est constamment en train de changer : un camion devient un vaisseau spatial qui devient un restaurant qui devient…. Il devient un peu comme l’eau coulant du robinet que mon fils tentait vainement de retenir – totalement fluide et imprévisible, en perpétuel mouvement. Comme Rudolf Steiner le dit, « L’imagination chez les enfants représente les grandes forces [éthériques] qui viennent de se libérer de la tâche d’imiter et reproduire au sein de la construction physique du cerveau » (Economie de l’âme et éducation Waldorf, 114).
Un enfant sain va complètement s’investir dans le rôle qu’il joue et les objets deviennent ce que l’imagination fait d’eux. Les enfants sont souvent indignés quand nous, les adultes, appellons cela « faire semblant ». Nous pouvons apprendre beaucoup sur les enfants en les observant jouer à ce moment de leur vie où nous pouvons voir comment la créativité se nourrit de la créativité et à quel point le jeu les nourrit. Dans la conférence intitulée « L’éducation de soi à la lumière de la science spirituelle », Rudolf Steiner dit : « Où pouvons-nous trouver ce qui fonctionne sur l’enfant comme un haut Moi, et qui appartient à l’enfant, mais n’entre pas dans sa conscience ? Incroyable mais vrai : c’est le jeu de l’enfant, empli de sens, qui fait travailler le haut Moi » Et, plus tard, « un enfant s’éduque pour la vie, simplement en jouant » (10-11).
La mémoire change, elle aussi : ce qui fut jadis provoqué par un objet extérieur est maintenant davantage intérieur, en lien avec le rythme de se remémorer un événement dans le flux du temps et l’espace. König appelle cela la Mémoire rythmique (comme l’a fait Steiner) et la base de ce type de mémoire est la répétition. Nos jeunes enfants nous mettent en avant des expériences de ce type de mémoire quand, après deux ou trois semaines dans une nouvelle garderie ou jardin d’enfant, en voyant le grand bol et les meules sur la table, savent que c’est le jour du pain – Mémoire localisée -, ce qui signifie que, le lendemain, sera par exemple le jour de la peinture – Mémoire rythmique. En tant que parents, on le voit dans les rythmes quotidiens que nous avons mis en place avec nos enfants : quand il est l’heure du coucher, par exemple, une fois que la routine est démarrée, la Mémoire rythmique conduit l’enfant à la salle bain pour le brossage des dents et le revêtement du pyjama, à l’histoire avant de se coucher et au « bonne nuit ».

Et nous nous approchons alors de la modification qui se produit autour deq six ans, au seuil du développement où les forces éthériques sont libérés de leur travail de construction du corps physique et mises à disposition de la capacité de penser indépendamment de la capacité de visualiser, compétences essentielles pour le travail académique qui nous attend. Presque du jour au lendemain, l’enfant peut désormais, à volonté, se remémorer des événements où des personnes qu’il connaît et créer des images intérieures claires de choses réelles ou imaginaires. Une de mes amies en Finlande a relaté une conversation qu’elle a eue avec un enfant de six ans dans sa classe : ils récoltaient des fruits et légumes d’automne et un enfant lui demanda où était l’arbre de la pastèque afin de pouvoir en cueillir. Elle a répondu que les pastèques étaient trop lourdes pour pousser sur les arbres et qu’elles poussaient le long de vignes sur de la bonne terre. L’enfant avait l’air très étonné et dit alors : « Mais comment cela peut-il être, alors que je vois un arbre pastèque si bien dans ma tête ? » Le Dr. Claudia McKeen, médecin anthroposophique en Allemagne et chercheur de pointe sur la question de la première année, raconte l’histoire d’un enfant qui est allé en vacances dans les Alpes suisses un été ; des mois plus tard, en déjeunant avec sa mère le matin, il regarda rêveusement par la fenêtre pendant quelques minutes, puis il dit: « Je marche jusqu’au chemin et je peux tourner en rond et voir le village au-dessous. Maintenant, je suis au pied de la montagne et je peux voir le chemin sur lequel nous allons grimper. » Quelques minutes plus tard, il dit : « Et maintenant, je suis au sommet de la montagne et tout semble si petit en-dessous. Maman, peux-tu voir tout cela dans ta tête, toi aussi ? » Konig appelle ce type de mémoire Mémoire temporelle, quand on peut produire en soi une image, issue de nos propres forces et que les forces libérées du corps peuvent commencer à créer des images mentales dans le domaine de l’âme.
Dans le jeu des enfants, aussi, nous constatons un changement. D’une part, la source de la créativité semble s’être tarie et nous entendons l’enfant déclarer « Je m’ennuie ! » ou « Il n’y a jamais rien à faire ! » – alors que l’enfant était de plus en plus actif et inventif il y a encore quelques mois de cela. Les enfants se morfondent en classe ou à la maison, ils se mettent à part la plupart du temps et, le reste du temps, sont un peu rebelles. Ils ne se livrent plus à l’activité artistique, de dessin, de peinture ou de modelage de la cire, mais semblent être en conflit avec la réalisation des formes qu’ils voudraient créer, ce qui entraîne souvent de la frustration et du mécontentement. Mais une fois qu’ils sont engagés dans un jeu, on remarque immédiatement que leurs jeux prend une toute autre teneur.
Maintenant, l’enfant entre dans la salle de classe avec une idée fixe et claire de ce à quoi il va jouer ce jour-là et passe le reste de son temps à rassembler ce dont il aura besoin pour réaliser l’idée qu’il a en tête. Comme je l’ai mentionné ci-dessus, la frustration est facilement présente, car il est maintenant important que l’objet externe (une peinture ou un dessin, la fusée ou le bateau) correspondent à l’image intérieure qu’il s’en est fait. Ce n’est plus les objets présents dans la pièce qui influencent le jeu, mais ceux-ci servent plutôt à permettre à l’enfant de recréer ses propres images intérieures. On peut remarquer que l’enfant a laissé derrière lui l’âme physique active – les forces de la fantaisie – et que la véritable imagination intérieure commence à se développer.
Le jeu a aussi une composante sociale, désormais ; autrefois, les rôles de chaque enfant évoluaient à mesure que le jeu progressait, l’appartenance à un sexe n’avait aucune importance (les garçons pouvaient être des mères, les filles pouvaient être les grands frères) et les enfants étaient comme emportés dans le jeu. Maintenant, avec les élèves les plus âgés du jardin d’enfant, les enfants dirigent le jeu et les rôles individuels sont attribués dès le début. Il y a des règles à présent, les rôles ne sont plus prescrits au hasard, et on décèle une forte impulsion à l’édification de la communauté. Très souvent, le jeu de l’enfant plus âgé a tendance à englober la plupart de, sinon toute, la classe. Facteur, Père Noël, restaurateur sont quelques-uns des nombreux jeux qui tendent vers l’intégration et qui sont presque toujours portés par les enfants plus âgés. Les enfants de six ans sont des génies de la sociabilité !

Il est d’une importance vitale pour la santé future de l’individu que les enfants soient autorisés à construire cette base saine pour la pensée, sans aucune ingérence des adultes, souvent bien intentionnés. « Ce qui doit s’accomplir grâce aux forces qui seront disponibles plus tard ne doit jamais être contraint à un stade plus précoce, à moins que nous ne soyons prêts à vouloir ruiner l’organisme physique » (Steiner, Soul Economie, 116). Alors que nous, les adultes, pensons souvent que la fantaisie nous éloigne de la réalité et que nous avons l’obligation de ramener les enfants dans le monde réel, « la fantaisie est la source constante de joie dont l’enfant fait l’expérience alors qu’il s’éveille au monde terrestre » (König, 64). En tant qu’enseignants, nous avons l’obligation et la responsabilité de préserver ce temps sacré.

Citation : « Parfois, dans notre agitation quotidienne, on oublie à quel point la fantaisie est présente dans la vie des enfants. Il se passe toujours quelque chose de passionnant, comme un « voyage en Chine » effectué dans le bac à sable !
Un enfant de deux ans et demi crie :
« Creusons un tunnel jusqu’à la Chine ! » Une fille de trois ans et demi, Marie, semble à la fois excitée et nerveuse. Elle se tourna vers l’enseignant et lui dit : « Si mon papa et ma maman viennent me chercher alors que je ne suis pas là, pouvez-vous leur dire où je suis ?  »
Janet Kellman, Live Oak Waldorf School

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