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Voici des passages de celle de ce mois-ci (sans les notes, que je vous invite à aller consulter sur le site :
L’empathie, c’est naturel
La compassion n’est pas un sentiment altruiste
Si le bâillement, le rire, la peur… sont « contagieux », si une catastrophe peut susciter, à des milliers de kilomètres, des élans de générosité, si je pleure ou si je ris devant un écran… c’est que j’ai la capacité de ressentir ce qu’un autre ressent. Une mère, généralement, donne spontanément à son petit les soins appropriés – qui, sans ces soins, ne survivrait pas. La découverte des neurones-miroirs vient corroborer ces observations. L’empathie est cette faculté naturelle à pouvoir saisir ce que l’autre ressent – joie, tristesse, colère, jalousie… – sans nécessairement l’éprouver moi-même (ce qui est alors de la sympathie) ou sans la « fuir » (ce qui est de l’ordre de l’antipathie). En d’autres termes, je ne peux pas ne pas connaître ce que l’autre ressent et je ne peux pas ne pas « vouloir » l’aider – c’est-à-dire m’aider à être moi-même en l’aidant.
L’empathie est donc naturelle, innée . La culture va se charger de la contrôler – notamment par l’éducation-formation – : l’autre est vu comme un concurrent, voire un adversaire, sinon un ennemi… à dépasser, à vaincre ou à abattre, symboliquement, moralement ou réellement. «La vision d’une nature humaine « impitoyable et sauvage » impose à la société des frontières différentes de celles d’une théorie qui fait de la coopération et de la solidarité des composantes de notre origine ». La faculté d’empathie, bien réelle, n’entraîne pas nécessairement la bonté, pas plus que le mariage d’amour n’empêche les conflits. La politique, la culture – dont l’éducation-formation –, la religion… sont là pour veiller au contrôle social – c’est-à-dire au contrôle d’une majorité dominée par une minorité dominante. Et le paradoxe veut que ce contrôle- domination se fasse au nom d’un « mieux vivre ensemble » : l’égalité, la fraternité, la solidarité, la morale, l’éthique… et tous ces jolis mots qui courent dans les idéologies – fussent-elles alters. Le processus (éducatif) est « rodé » : ce qui est naturel est nié pour être recouvert d’un voile de faux bons sentiments, de fausse bonne conscience.
L’empathie n’est donc pas une (nouvelle) injonction morale ou autre. Elle m’est naturelle. Je n’ai surtout pas à l’apprendre – et encore moins d’un quelconque « enseignant ou « gourou » ». J’ai à voir comment, sous couvert de « faire mon bien », j’ai été dépossédé de la maîtrise de mes facultés naturelles, intrinsèques. Alors, je regarde, je regarde, je regarde… Et je ne devrais pas, un jour, ne pas voir… par moi-même. Et alors « supporter » ce que je vois – dans les deux sens du terme : accepter et soutenir. Puis de l’oublier pour le laisser être.

Ma déclaration de responsabilité face à la vie
J’accepte complètement et sans aucune arrière pensée que tout ce qui s’est jamais produit dans ma vie, et ce qui arrive en ce moment dans mon existence, et tout ce qui peut se produire dans l’avenir, me fournit des occasions précieuses pour apprendre et grandir. Personne d’autre n’est à blâmer pour la négativité ou la douleur dont ma nature émotionnelle fait l’expérience, je ne chercherai aucune exception à cette croyance, même quand la cause apparente de mon problème est totalement indépendante de moi.
Je chercherai à toujours assumer entièrement ma responsabilité, tout en refusant la culpabilité. Plutôt que de chercher des excuses pour ce qui marche mal, je m’efforcerai de comprendre ce qui se passe, puis je chercherai des moyens pour corriger la situation. J’assume la responsabilité entière de mes choix. J’affirme que nulle personne ou situation ne peut me faire sentir inférieur-e, rejeté-e, inadéquat-e sans mon consentement et j’ai le libre choix de donner ou de refuser ce consentement. Je refuse la croyance au hasard, qui est un des principaux mécanismes de déresponsabilisation dans notre culture car je suis conscient que je crée ma propre réalité par ma façon d’accueillir et d’interpréter les événements de la vie. Je chercherai systématiquement, dans toutes les circonstances de la vie, les moyens et les solutions plutôt que les excuses et les refuges, car je préférerai l’ouverture et le risque plutôt que la passivité et la sécurité. Je choisis de me respecter totalement, en toutes circonstances, quelles que soient les erreurs que je puisse commettre, et d’accorder ce même respect à toute forme de vie humaine, animale ou végétale que je rencontre. Je dis OUI à la vie !

Aujourd’hui, j’ai un peu profité du beau temps pour « cueillir » des feuilles mortes…
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Pour faire un bouquet, d’après le lien donné hier. Version avec flash (on dirait du cuir) et sans flash.
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Et nous avons enfin pu faire un peu de rangement dans notre petite cabane de jardin, ce qui m’a permis de retrouver le jeu de cartes Les cartes de l’enfant intérieur dont je ne m’étais jamais servie et que j’avais rangé dans un carton…
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Ce premier tirage m’a particulièrement parlé (la rivière et le fait d’être tourné vers son intériorité pour le passé, le chemin pavé d’or pour le présent et le feu, la transformation, l’alchimie, la renaissance pour l’avenir, tout un poème !)
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Walid aura passé toute la journée avec ses amis.
Les voici encore en train de jouer à Kiékoi, un jeu de reconnaissance tactile très apprécié.
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Sur ce, je file, je vais partir deux jours et ai un peu de crusine à effectuer ;)