J’ai commencé à m’intéresser à la pédagogie Steiner à peu près en même temps que lorsque j’ai découvert la pédagogie Montessori, il y a 4 ans. Mais à l’époque, je n’;arrivais pas à me représenter la pédagogie Steiner, je ne connaissais plutôt que des faits : que c’était un enseignement global avec beaucoup d’activités artistiques, que l’enseignant suivait les élèves de nombreuses années, que l’on faisait du pain, que l’on cultivait la terre…

Puis j’ai découvert un peu plus le rapport à l’imaginaire de la pédagogie et je me suis dit que ce n’était pas tellement pour nous : j’avais l’imaginaire bloqué depuis l’enfance et, par conséquent, mes enfants aussi… De plus, les activités manuelles me rebutaient souvent…

Mais il y a un an, j’ai vraiment découvert tous les aspects de la pédagogie et cela m’a réellement interpelée. De plus, j’avais envie de libérer ma créativité. Le déclic est venu il y a 5 mois, lorsque je me suis fait offrir un kit de laine cardée pour Noël. A partir de là, j’ai commencé à prendre un réel plaisir à créer. De fil en aiguille, j’ai eu envie de partager ce plaisir avec les enfants.

Tout cela a fait bouger des choses dans nos vies, nous a permis de nous reconnecter avec les ryhtmes de la nature également, donné de l’énergie, etc. Cela m’a aussi donné le courage de prendre rendez-vous avec un dentosophe. D’autres choses ont alors encore changé : j’ai cassé mes lunettes et ai décidé que je pouvais très bien m’en passer alors que, quelque part, j’avais l’impression de me réfugier derrière, de m’en servir d’écran entre moi et le monde. Je me sens moins repliée sur moi, plus ouverte. J’ai changé mon alimentation, penser à la préparation des repas me semble moins compliqué, et j’arrive mieux aussi à m’organiser pour penser à faire germer les graines, etc. Je me sens plus capable de prendre soin de plantes (plutôt que de les oublier complètement). Je me sens plus légère aussi.

De leur côté, les enfants se sont ouverts également et ont développé leur imaginaire. Walid est maintenant capable d’écouter de longs contes aussi. Les jours où nous créons beaucoup, je les sens plus calmes, plus sereins… Peut-être parce que ça les aide à s’incarner, à être en phase avec leur corps physique ?

5 mois après... dans Pedagogie mini_100518045123835238