Je suis en train de lire Les bases spirituelles de l’éducation, série de conférences données par Rudolf Steiner et je trouve ces textes extrèmement puissants.

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J’étais justement en train de me dire, cette semaine, combien le fait d’être davantage connectés aux saisons nous liait à la nature de manière à la vivre de l’intérieur, de la laisser vivre en nous et de nous laisser vivre avec elle, et à quel point cela nous insufflait de l’énergie et de l’inspiration créatrice.

Ces textes me confortent en ce sens. J’aime la façon dont Steiner dit que l’école ne doit pas apporter des connaissances, mais nous apprendre à apprendre de la vie. Sa distinction de l’intellect et de l’esprit me parle profondément. Je suis de plus en plus intimement persuadée, notamment en voyant évoluer mes enfants, de l’importance de ne pas chercher à développer l’intellect avant un certain âge, pour d’abord nourrir l’esprit, l’imagination et la créativité. Et à quel point cela est essentiel…

Je partage aussi l’opinion de Steiner comme quoi l’on ne peut pas réellement enseigner ni apporter quelque chose à l’enfant si on ne croit pas ce que l’on dit, si l’on n’est pas soi-même imprégné des images que l’on transmet à l’enfant. C’est pourquoi je dis souvent qu’il vaut mieux ne pas répondre aux questions de religion et de foi d’abord au travers des livres (en se réfugiant souvent derrière…), mais en premier lieu avec son coeur, avec sa foi et ses convictions, quelles quelles soient, même si nos convictions à ces sujets sont incertaines et emplies de doutes. D’ailleurs, dans ce dernier cas, il y a toujours des sources de foi pour l’être humain, quand bien même cette foi n’est pas orienté vers des choses « divines ». Dans tous les cas, c’est cette foi qui vit en nous qui va parler à l’enfant, dans un premier temps.

Je voulais partager cette petite citation qui m’a fait sourire et rêver : « Si seulement nous pouvons penser une fois qu’en réalité l’enfant, sans qu’on le voie, est intelligent et que nous sommes, nous, manifestement sots, que nous avons vis-à-vis de l’enfant une tâche : apprendre delui à d’abord devenir intelligents, notre enseignement fera alors grande impression sur cet enfant« .

Ainsi, selon Steiner, l’éducation doit d’abord chercher à mobiliser l’esprit (la spiritualité étant ici entendue comme ce qui touche à l’esprit et à l’âme, tout simplement) et non à développer d’abord l’intellect…

Voilà où j’en suis de ma lecture, lisant doucement par manque de temps, mais cela me permet aussi de lire davantage dans le ressenti, de prendre le temps de laisser résonner (et non raisonner) ces idées en moi.

Par ailleurs, j’ai pas ailleurs reçu ce livre que j’ai commencé à feuilleter et qui me semble très intéressant : Respiration et mouvements de bien-être pour les enfants et leurs parents (Le courrier du livre). Sa spécificité est que, non seulement, il balaie tout ce qui peut être proposé aux enfants de 0 à 12 ans, mais le tout en rapport avec les saisons. Le livre insiste sur l’importance à se connecter et à aprendre aux enfants à se connecter aux saisons et à la nature pour y puiser son énergie et se mettre en diapason avec le biorythme terrestre. L’ouvrage a vraiment l’air complet : il propose aussi du massage, des mandalas différents selon les âges, par exemple, et les activités à faire dans la nature ont l’air formidables… Il y a un CD que je n’ai pas encore écouté…

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